Ce sont plus de 15 millions d’avis de contraventions qui ont été dressés en 2012. Comparé aux 40 millions d’automobilistes français, le ratio est de 40 % ! Les Français sont-ils des chauffards ? Quelle vérité se cache derrière ces chiffres astronomiques ?
L’industrie de la sécurité routière
L’obligation de posséder un éthylotest, un gilet ou un triangle de sécurité est un marché garanti sur 40 millions de conducteurs. Selon la Ligue de Défense des Conducteurs, l’obligation de détenir un éthylotest avait été obtenue suite à un lobbying d’une association écran appelée I-Test, qui était en fait un regroupement des fabricants d’éthylotests eux-mêmes. Pour l’État, cette nouvelle amende de 11€ pour défaut d’éthylotest était synonyme de nouvelles rentrées fiscales. Face à la grogne, l’État a dû reculer.
De nombreuses entreprises profitent du business des radars : Asphéria, la filiale de la poste, achemine des millions de PV chaque année. Atos, Sagem et SPIE fabriquent et installent les radars dont le coût est en moyenne de 70 000 euros.
Que rapporte la répression routière ?
Le chiffre est colossal : en 2012, la répression routière a rapporté 1,6 milliards d’euros à l’État. Tout est traité au Centre National de Traitement des Infractions (CNT), à Rennes, une véritable usine de 11 000 m² où les opératrices saisissent 500 plaques d’immatriculation par heure soit près de 60 000 procès verbaux par jour.
Ainsi, 85 00 personnes perdent leur permis chaque année et quelquefois leur emploi dans la foulée. 95 % des flashs des radars concerne des excès de vitesse inférieurs à 20km/h. C’est une véritable exaction organisée qui est justifiée par la publicité qui atteste d’une baisse de la mortalité grâce aux radars. Ce sont 15 millions d’euros qui sont consacrés à cette promotion et à la publicité.
L’efficacité des radars en question
On peut se poser la question de l’efficacité de la répression routière, car la courbe du nombre de tués sur les routes s’inscrit dans une tendance baissière depuis 1970 et l’arrivée des radars automatiques n’a rien changé. La baisse de la mortalité découle de l’amélioration constante des routes, des modifications de carrefours dangereux, du port de la ceinture, de l’amélioration des voitures (airbags, freinage ABS etc.), d’une meilleure organisation des secours ou encore des campagnes de prévention efficaces.
Depuis l’avènement des radars automatiques, la prévention passe au second rang et les investissements s’orientent sur la répression qui rapporte plus. On délaisse ainsi l’entretien des routes nationales, ce budget a en effet diminué de 25 % de 2009 à 2012 en passant de 424 millions à 324 millions. Combien de vies auraient pu être sauvées si l’État avait consacré ces 100 millions à l’entretien des routes plutôt qu’à l’achat de radars ?
Les radars aux feux rouges
De janvier à avril 2013, 11 radars de franchissement de feux rouges à Paris ont déjà flashé plus de 79 000 fois. Ils ont permis de dresser quelque 79 000 PV. À 135 euros l’unité, c’est plus de 10 millions d’euros qui vont directement dans les caisses de l’État, rappelle la radio France Bleu qui a pu se procurer les chiffres. Dans le cas où un véhicule prioritaire vous oblige à griller un feu, il n’y a aucun moyen de prouver la présence d’un tel véhicule derrière vous, puisque 100 % de ces radars à feux rouges flashent dans le dos des automobilistes. À vous de choisir : griller le feu et payer 135 euros ou bloquer l’ambulance. L’automatisation a ses limites.
Le procès-verbal électronique : attention !
Après le succès financier des radars automatiques, nos politiciens se sont dit : « on pourrait automatiser les autres infractions pour les massifier, ça pourrait rapporter gros »
Ainsi, grâce à une tablette électronique, les gendarmes peuvent désormais verbaliser à la chaîne tous les véhicules en infraction qu’ils rencontrent, quel que soit le type d’infraction. Plus besoin de vous arrêter, la saisie de votre plaque d’immatriculation suffit. De retour au poste, les gendarmes n’auront plus qu’à brancher leur tablette sur un ordinateur pour transmettre votre infraction au CNT comme pour les radars automatiques. Ne soyez donc pas surpris de recevoir un PV par courrier si vous n’avez pas immédiatement bouclé votre ceinture en quittant le fleuriste du coin…
Objectifs 2013 : + 6 millions de procès-verbaux soit + 40 % !
Attention à vous, dans le Projet de Loi de Finances pour 2013, l’objectif est fixé à 21,6 millions de contraventions électroniques, soit « un petit +40 % » par rapport à 2012 ! Les politiciens et la répression routière ne cachent même plus leurs objectifs pécuniaires. Ces nouvelles tablettes sont actuellement distribuées aux gendarmes qui dressent déjà 100 000 procès verbaux par semaine avec ce matériel.
Des quotas pour les policiers et les gendarmes ?
Un policier Nantais interrogé dans le livre Radar business confesse « nous ne nous mettons pas en zones accidentogènes. Les gens savent que c’est dangereux et ralentissent d’eux-mêmes. Pour aller vite, faire du chiffre et pouvoir passer à autre chose, nous nous installons dans des zones « pièges à con ». Des PAC, comme on dit ». « Nous sommes là pour faire du chiffre. Nos primes de fin d’année en dépendent ».
L’association 40 millions d’automobilistes les appelle les « radars pièges » ou « radars tirelires ». Installés en descente, cachés, situés après le danger ou à un endroit où la vitesse est momentanément abaissée, tous ces radars ne serviraient pas beaucoup à la sécurité routière, mais plutôt aux caisses de l’État.
Vers une baisse de 10 km/h des limitations de vitesse en France ?
En s’appropriant les bons résultats de la sécurité routière en France, les politiques peuvent aller plus loin. Le Conseil national de la sécurité routière, qui s’est réuni le 15 avril 2013, prône un nouveau tour de vis sur les vitesses. Il est question de baisser de 10 km/h les limitations de vitesse en France. La question est aujourd’hui clairement posée et est d’ailleurs considérée comme «une piste prioritaire» par le délégué interministériel à la sécurité routière, Frédéric Péchenard, participant aux débats.
Le système Lavia sauve des vies mais n’est pas rentable
La Ligue contre la violence routière (LCVR) a préconisé l’installation et la généralisation du Lavia, un système GPS opérationnel depuis 2006 qui adapte lui-même la vitesse du véhicule à la limitation légale. Le système peut être installé en mode passif (une simple information sonore avertit le conducteur lorsque la limitation légale de vitesse change dans la zone où se trouve le véhicule), ou en mode actif (l’appareil, connecté au moteur, ralentit lui-même le véhicule pour adapter sa vitesse à la limitation légale). Pour quelle raison le système Lavia n’est-il pas adopté ? Il permettrait pourtant de sauver des milliers de vies ! Vous l’avez deviné : car le Lavia c’est la fin des radars de vitesse…
Des automobilistes exaspérés
photos DNA | l’Alsace
Exaspérés, les automobilistes manifestent leur mécontentement. Ils trouvent en effet aberrant d’être flashés quand il faut prendre de l’élan pour doubler un véhicule ou pour un bref dépassement de la vitesse autorisée parce qu’ils n’avaient plus, durant un instant, les yeux rivés sur le compteur de vitesse. Selon la ligue de défense des conducteurs qui vient de publier une vidéo sur le business de la sécurité routière, 82 % des Français disent stop au tout-répressif. Par ailleurs, le vandalisme antiradar prend de l’ampleur. Les Français souhaitent le remplacement du tout répressif par du conseil, de la pédagogie et de la prévention et ils le font savoir.
Mais les dernières mesures prisent montrent que les politiques ne l’entendent pas de cette oreille. Ils oublient que les automobilistes ne sont pas dupes et l’image de sauveteur de vies que la répression routière veut se donner risque de se ternir. Comble de l’horreur, la popularité des hommes politiques pourrait en prendre un coup !
Sources : Le figaro.fr ; liguedesconducteurs.org ; RMC.fr ; Le Monde.fr ; l’Alsace ; DNA ; gouv.fr
http://economiepolitique.org/revelations-fracassantes-sur-le-business-des-radars/
Vient de paraître :
Les vrais chiffres du chômage en France
A ne pas rater :
Le rapport secret de l’inspection générale des finances























http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/

A moins de s'engager dans une expérimentation sérieuse, on ne peut que la considérer comme un grigri. Car cela ne marche pas avec un "mode d'emploi".
Il y a beaucoup d'autres facteurs à observer en priorité. Mais qui veut s'en donner la peine? Pourtant, cela suffirait en général déjà largement, plus besoin de coquille dans votre jardin.
Un grand merci on en apprend tous les jours,excellent,j'aime ,j'adore.Je pratique l'électroculture dans mon jardin croyez-moi ça marche.MERCI
Des liens sur l'électro-culture, cela pourrait intéresser les lecteurs jardiniers ?
sur l'électro-culture bourré de conseil et de petits "trucs "
ELECTRO-CULTURE ET Energies libres de Maxence Layet et Roland Wehrlen ( avoir un copain electricien c'est le TOP et si vous avez un copain Sourcier (pas sorcier ) c'est encore mieux
autre livre qui prend les Tripes : L'HOMME CREATEUR (Ed :L;Courteau ) de Marie-Thérèse Castano
c'est superbe
un livre qui ne vous laissera pas indifférent ,j'ai
aimé L'homme qui parle avec les plantes :d'YVO PEREZ BARRETO (Ed : Clair de Terre )
et c'est un fait avéré que si vous allez au jardin
avec PLAISIR et non comme une CORVEE , vos légumes
vous le rendent bien
c'est a vous Hélios , plus on élargie nos connaissances ,c'est que du bonheur , bonne soirée
que Dieu vous garde