"C'est en apprenant du passé que l'on survit dans le futur".

Exercice-pour-la-Maîtrise-du-Mental





Comme vous le savez sans doute par la lecture des ésotéristes d'obédience théosophique ou anthroposophique, la planète a pris sa forme actuelle au cours de cycles extrêmement longs. Avant de disposer d'un organisme physique, l'homme flottait dans la substance éthérée. La conscience de soi et de la réalité physique n'est apparue que très récemment. On situe la première apparition de la pensée pendant la période atlantéenne.
L'Atlantide était habitée par quatre races principales qui peuplèrent ultérieurement le monde et qui correspondent approximativement à nos races jaune, blanche, rouge et noire. Ce vaste archipel d'îles recouvrait une partie de l'actuel océan Atlantique il y a cent mille ans. Ce continent maritime s'étirait du Groenland jusqu'à la limite de l'Afrique, qui était recouverte par les eaux. L’Égypte archaïque était entourée d'eau. L'Atlantide succéda à la civilisation lémurienne, période archi-archaïque, au cours de laquelle la race humaine avait développé sa faculté émotionnelle : le corps astral.
À partir de là, les âmes incarnées en Atlantide allaient devoir maîtriser la conscience du monde extérieur et développer un système mental.


Ce développement de la pensée dans une société fondée sur la magie produisit des aberrations scientifiques qui causèrent la ruine de cette civilisation. Lorsque l'atlante, dont la conscience était auparavant tournée vers l'intérieur de lui-même ouvrit les yeux à la lumière extérieure pour la première fois, l'homme prit possession du monde physique. Cette découverte entraîna une lente conquête de la matière et le début d'une civilisation qui aboutit, après des millénaires, à des constructions cyclopéennes, grâce à une technologie magique fondée sur l'utilisation des forces naturelles.
Une minorité parmi ce peuple cobaye prit une voie d'élévation accélérée, alors que la majorité des Atlantes développa sa science magique des forces naturelles.
Chez ceux qui n'avaient pas réussi à intégrer une pensée morale, se développa la ruse, qui est un usage inférieur de l'intellect. Et lorsque cette ruse se conjugua avec l'avidité émotionnelle, une civilisation pervertie apparut, avec une science d'ailleurs assez semblable à la nôtre.

Stimuler la conscience vers la Libération



Les Atlantes étaient de puissants magiciens. Une expérience fut tentée pour implanter le système mental dans un groupe choisi. Ce groupe de sémites originels fut mis à l'écart pour être soumis à une culture appropriée. Sous la conduite de prêtres initiés, l'apprentissage des rudiments de la pensée allait de pair avec une éducation morale sévère.
Les membres du groupe mis à l'écart pour l'expérimentation du pouvoir mental sont appelés sémites originels, car sémite signifie Celui qui possède le Nom. Ce peuple mythique des premiers humains dotés d'un embryon de corps mental est le peuple des fils de Sem, les porteurs du Nom. La Bible hébraïque parle d'un peuple élu.
(Ces Atlantes ne doivent pas être confondus avec les Juifs modernes qui se soudèrent en nation organisée pendant l'Antiquité récente.)
Ce peuple élu pour intégrer la force de la pensée, ce feu électromagnétique, fut soumis à une éducation religieuse et magique dans des temples qui formèrent les laboratoires d'où est issue l'espèce humaine actuelle. Cette éducation tendait à relier la force atomique de l'âme avec le feu mental. Elle était basée sur la conscience du bien et du mal et sur l'obéissance absolue aux guides spirituels qui avaient le projet de mener ce peuple dans un nouveau champ de vie, dans un royaume spirituel. L'éducation mentale n'avait pas pour but de développer un intellect habile, ni de charger les esprits de connaissances pratiques, mais de stimuler la conscience vers un objectif immatériel – la libération. Cette libération hors des limites de l'espace et du temps est symbolisée dans la Bible par la sortie d’Égypte. Il s'agissait d'élever le système vibratoire de ce groupe humain jusqu'à ce que s'opère une transmutation physique. Ce processus ne peut se réaliser que dans les conditions d'une unité parfaite entre la force de l'âme qui est dans le cœur et l'esprit qui est dans la tête.
L'expérience d'élévation collective de ce groupe aboutit à un résultat merveilleux chez les plus avancés. Ils virent s'ouvrir devant leur conscience une terre spirituelle nouvelle, un espace de vie que la Bible nomme Terre Promise. Au fur et à mesure que les membres de ce peuple mourraient, ils se retrouvaient vivants en conscience sur une dimension exaltée du royaume éthérique et ils n'avaient plus à endurer le cycle naturel des réincarnations.

La pensée soumise au corps du désir

Une partie de ce groupe expérimental – ayant réalisé le programme d'unification du cœur et de la tête, grâce à la culture d'une haute morale et à l'éveil de l'esprit à la réalité supérieure – passa dans la Grande Libération, le monde des âmes. Ceux qui n'avaient pas pris cette voie, et qui avaient échoué à lier le feu mental au système atomique de l'âme, réintégrèrent les conditions ordinaires de l'existence, avec un pouvoir supplémentaire : la faculté de penser. Comme ce système mental dans l'enfance n'était pas enraciné dans une conscience transcendante, il se pervertit en se mélangeant à l'avidité du corps du désir (astral) et aux instincts inférieurs. La faculté de penser se mit au service des nécessités naturelles de la vie physique et s'unissant à la passion vitale, il en découla une société humaine où la ruse mentale se greffa sur la force instinctive.
Il apparut une civilisation technologique et magique à la fois. Cette civilisation déviée, au service exclusif de la vie physique, fondée sur l'instinct bestial et la ruse, entraîna finalement la décadence et la destruction de l'Atlantide. C'est inévitable, notre civilisation mondiale aura un sort identique, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. La raison de la fin inéluctable de l'Ordre Mondial réside dans l'expérimentation scientifique anti-naturelle.

Disparition de l'Atlantide et fondation d'une société initiatique

Lorsque l'Atlantide décadente ne fut plus en mesure d'accueillir des âmes en incarnation dans des conditions acceptables pour leur karma, le continent fut progressivement abandonné et effacé de la surface de la Terre. Cette catastrophe est relatée dans la Bible par le mythe des quarante jours du Déluge, mais cet engloutissement s'étira sur des dizaines de milliers d'années.
Les quatre groupes raciaux atlantes furent séparés et dispersés d'est en ouest pour qu'ils développent leurs caractéristiques propres, en Chine, en Afrique, en Amérique et en Europe. Chacun fut placé face à son karma collectif sans interférence avec un autre groupe. Ces groupes raciaux s'étant combattus durant la période atlantéenne, ils devaient dorénavant être séparés en attendant de se retrouver dans le futur, ce qui est arrivé depuis quelques siècles.
Durant l'engloutissement du continent, pour initialiser la nouvelle période, les Initiés atlantes les plus avancés fondèrent une colonie sur la terre d’Égypte. D'autres fondations de centres initiatiques furent entreprises, particulièrement en Asie et en Amérique du sud. Mais aucune race ne manqua d'une culture spirituelle adaptée à ses besoins karmiques.
La plus spectaculaire de ces fondations post-atlantéennes est la civilisation égyptienne, car sa vocation n'était pas de devenir une société évoluée, permettant à des âmes de s'incarner pour mener leurs expériences karmiques dans un cadre social optimal, l’Égypte a été pensée et conçue pour un but transcendant : servir de sas d'envol vers les dimensions supérieures. Elle était l'héritière des écoles des mystères où fut formé le groupe des Atlantes élus qui furent transférés sur la dimension éthérique appelée Terre Promise. Par la création de cette civilisation initiatique, il s'agissait de fournir à un peuple entier les conditions idéales pour son émancipation spirituelle. Le miracle égyptien ne s'éclaire que si l'on comprend que cette civilisation si spéciale fut un gigantesque appareillage sacré au service de la libération des êtres qui s'y incarnaient.
L'organe mental des égyptiens s'était suffisamment développé depuis l'éducation reçue en Atlantide. Ceux qui se sentaient prêts pouvaient à nouveau être initiés dans les écoles des mystères. La race humaine n'avait pas encore cristallisé le moi individuel égocentrique, qui devint plus tard obsédé par sa propre survie, y compris au détriment des autres. Les préoccupations individuelles des égyptiens de la haute époque étaient subordonnées à l'unité collective et au service des Dieux dont on sentait la présence tangible à travers le corps organique de l’Égypte (son système de sanctuaires). La période grecque qui suivit connut l'émergence d'une conscience de soi plus précise, avec l'apparition d'une pensée individuelle détachée du groupe. Le moi s'affirma face aux autres et découvrant sa liberté, il élabora des pensées personnelles aberrantes coupées de l'ordre universel. Pour finir, l'athéisme apparut qui s'étendit sur l'ensemble de l'humanité, assez mal dissimulé derrière des conventions religieuses imposées par la crainte des châtiments.

L'athéisme

L'athéisme est la plus grave des maladies qui frappent l'humanité souffrante. C'est la pathologie mentale par excellence car c'est d'elle que découlent les autres troubles, la folie et tous les malheurs. Être athée ou se croire athée, c'est accepter de vivre en dehors de l'ordre universel, dans l'impuissance de se représenter les puissances créatrices qui nous ont donné la vie. L'homme athée n'a plus ni père ni mère universels. Il a renié ses parents célestes et ne se demande même plus s'ils existent et d'où provient la vie. C'est une anomalie si délirante qu'elle entraine la plupart des malheurs et les perversions qui accablent le genre humain.
Certains se disent croyants, mais leur Dieu abstrait, sans forme ni visage, ressemble plus à un fantôme qu'à une divinité digne d'amour. Ils parlent de l'amour de Dieu, mais que signifie aimer un principe impersonnel ? On ne peut aimer qu'une personne. La foi est devenue un marchandage pour obtenir des avantages dans le monde matériel. Enfin, le fond de la décadence est atteint avec le nouvel-âge qui ne parle plus de Dieu, ni d'un dieu, mais d'une vague d'énergie que l'on doit développer pour être en bonne santé ou pour toutes sortes de bénéfices matériels grossiers. On parle aussi d'êtres de lumière, mais ce ne sont que des coques astrales vides d'âme.
L'athéisme est la maladie de l'Âge Noir. Pour s'en guérir, il faut faire marche arrière, sinon, l'individu et la société athée qu'il a créé à son image iront droit à la destruction. Les Dieux ont abandonné l'homme qui leur a tourné le dos pour se glorifier lui-même et servir les démons de la matière. Puisque le service sacré que l'on doit à nos créateurs divins est aboli et que nous avons rompu la liaison, ceux-ci ne nous entendent plus et ne nous connaissent plus. Il faut donc faire l'effort de renouer le contact. Une civilisation harmonieuse avec l'Ordre universel doit restaurer en priorité le service aux puissances divines. Chacun doit renouer avec son essence intérieure et reconnaître que sa vie est le rayon d'un Dieu. En théorie, ce langage est admis dans les cercles spiritualistes, mais en pratique, on ne sait pas donner un nom et un visage au Dieu dont notre âme est l'image. Faut-il revenir aux croyances et superstitions des religions de l'ère des Poissons ? Faut-il devenir un intégriste de Jésus, Allah ou Jéhovah ?
Certainement pas. Il faut d'abord remettre sur pied les bases d'une société harmonisée avec l'ordre universel. Alors les Dieux apprécieront ce pas effectué dans leur direction, cet acte d'intelligence et de respect. Et ils reviendront visiter la société des hommes. Sinon, les démons prendront tout.


Un juste usage de la pensée

La racine du problème humain réside dans notre difficulté, et même notre impuissance, à faire un bon usage de la pensée. Depuis la catastrophe atlantéenne, le mental concret règne sur le monde. Cette pensée habile tournée vers la satisfaction des besoins physiques, s'est sur-développée à travers la recherche scientifique, se coupant toujours plus de la pensée abstraite supérieure qui permettait de faire le lien entre l'univers métaphysique et l'âme. Après des dizaines de milliers d'années, l'homme est toujours incapable de se représenter Dieu.
Le pouvoir de la pensée fut donné aux Atlantes pour les élever vers l'Esprit et non pour les faire déchoir dans la matière.
L'habileté intellectuelle des hommes civilisés dans l'Âge Noir les écarte toujours plus de leur essence spirituelle, au point qu'il faudrait presque espérer un retour à un stade primitif de civilisation. Mais cela est utopique : le problème n'est pas de tuer le mental comme on le préconise dans la contre-initiation nouvel-âge, mais de restaurer le pouvoir de penser métaphysique qui élève l'âme et nous relie à notre principe d'immortalité.
La pensée ne devait être utilisée que dans certaines catégories, pour de justes applications : le mental concret pour l'organisation de l'existence et la pensée spirituelle pour se relier au divin. Cela est possible et facile pour chacun s'il comprend que sa survie en dépend. Au contraire, l'usage de la pensée pervertie par la ruse et l'avidité du corps astral entraine la décadence et la destruction.
Le cœur et la pensée peuvent s'unir si le cœur est purifié et si la pensée s'exerce dans une catégorie fonctionnelle ou spirituelle juste. Pour parvenir à ce résultat, il faut retrouver les bases d'une vie sociale authentique dans une civilisation traditionnelle. Seule une éducation juste, réalisant l'équilibre entre la raison et le cœur peut nous remettre sur le bon chemin.