Les maladies ont un sens.

Elles ont pour nous une intention positive, c'est la manière qu’a le corps de survivre et de s'adapter. Sa solution face à la vie. 

Les maladies répondent à des codes qui étaient pressentis depuis la nuit des temps dans tous les grands mythes et les grandes symboliques. Les recherches psychologiques récentes font qu'ils sont de mieux en mieux connus. Les dernières découvertes scientifiques viennent confirmer chaque jour ces compréhensions. 
Nous vivons dans un « système de croyances », qui est propre à chacun et qui forme notre « vision du monde ». Ce système est différent du réel, mais nous pensons que c'est la réalité. Ce sont nos croyances 
La maladie peut aujourd'hui se concevoir comme la conjonction d'un code de survie d'espèce et de la conséquence d'une croyance. MALADIE = UN CODE + UNE CROYANCE. 
Attention ! La compréhension symbolique des maladies, représente un plus dans le traitement des maladies. Elle ne doit en aucun cas se substituer au traitement. En tant que médecin je vous dis : « comprenez ce qui vous arrive, cela sera d'un apport évident, mais continuez à vous soigner ». Dans certaines maladies bénignes, la compréhension simple peut suffire à guérir, elle a surtout un rôle préventif et épanouissant. Mais quand un processus de maladie grave est engagé, il se passe d'autres phénomènes difficiles à contrôler. J'ai voulu ce dossier simple. Les séminaires que je donne (voir page 74) permettent d'adapter l'enseignement à chacun. 

La maladie, c'est positif 

Pendant longtemps, on nous a dit que les maladies n'avaient pas de sens. Que leur origine venait d'éléments extérieurs ou de dysfonctionnements, d'anomalies internes, sans aucune logique. Sans parler du mythe des méchants microbes qui seraient responsables des maladies alors que pour nous tout va bien. Une vision bien manichéenne dé la vie. Le bien et le mal. Et la médecine en chevalier blanc. Et bien non les choses sont différentes, la maladie a un sens et en plus il est positif. Cette idée fait son chemin depuis des années. Plus l'on travaille sur cet aspect, plus on réalise que cette nouvelle vision est juste. Même la fatalité prend un sens avec la découverte de la psychogénéalogie, c'est-à-dire l'étude des origines familiales des maladies. De très nombreux et excellents ouvrages récents abordent ce sujet. Nous découvrons qu'il s'agit de problèmes et de croyances héritées, de valises qui ne nous appartiennent pas et que nous pouvons poser pour vivre notre vie. 

La richesse des symboles 

Annick De Souzenelle, dans son livre « le symbolisme du corps humain », aborde un grand nombre de ces codes symboliques du corps. Certes, c'est un livre pas toujours facile à lire, mais c'est une mine et un monument. Tout se passe comme si cette connaissance existait depuis la nuit des temps et que l'homme la faisait transpirer dans son livre d'histoire. Quoi de plus logique que ce qui constitue notre corps puisse inspirer notre pensée ! Les chromosomes sont probablement le support le plus concret de cette connaissance. 

Les noms du corps 

Les Anciens, on appelle comme cela les premiers médecins, ont donné les noms du corps comme s'ils connaissaient le sens et la fonction de chaque organe. Cela est particulièrement visible dans notre langue, car le français est une langue porteuse du verbe, où chaque tournure de mot à un sens. 
- Les trois méninges se nomment pie-mère (« pieuse mère »), dure-mère (« dure mère ») et arachnoïde (« araignée »), les trois aspects de notre mère qu'il nous faut intégrer et dépasser. 
- Les zones cérébrales visuelles qui se nomment « couches nuptiales » c'est-à-dire là où le cerveau reçoit et intègre les informations visuelles qui viennent de l'œil. Relié à l'histoire de Tobie, que vous pourrez relire dans le symbolisme du corps humain, de De Souzenelle, cela montre que pour rencontrer son âme-sœur, et l'épouser, il faut avoir guéri la cécité familiale. Guérir la vision du monde dont nous avons hérité, pour rencontrer l'autre et soi même. Les Anciens l'avaient compris en donnant ces noms à ces régions du cerveau. 
- La membrane qui lie le tube digestif à l'abdomen se nomme mésentère, « mise en terre », à la terre.
- De même que la hanche porte sur le fémur (fait mur). Le grand trochanter (« troc en terre »). La hanche est le lieu de résistance, l'articulation sur laquelle on s'appuie pour pousser et pour se battre comme des animaux. L'histoire de Jacob nous montre que nous avons à dépasser ce stade animal. 
- Que dire enfin du genou, avec le facile mais vrai : « je - nous » ? Nous vivons dans un monde rempli de codes et de symboles. Nous découvrons aujourd'hui qu'ils s'appliquent au corps et aux maladies de façon globalement assez juste. Jusqu'à la célèbre « maladie » qui exprime le « mal à dire ». 

La lumière de l'embryologie 

Les codes dits biologiques sont une des grandes découvertes de ces dernières années. La lecture des scanners et le décryptage des zones cérébrales, la compréhension des maladies en trois étages, sont un maillon essentiel du puzzle. 
Les analogies animales, surtout mammifères, ont été essentielles dans la compréhension de nos fonctionnements. Cela se comprend parfaitement par l'embryologie. 
Au tout début de la vie, quand il n'y a que quelques dizaines de cellules dans le tout début d'embryon, tous les êtres de la terre sont morphologiquement identiques. 
Nous nous différencions des paramécies presque dès la conception, et de l'étoile de mer vers le 14e jour. Des poissons quelques jours plus tard et des mammifères vers le 19e jour. Comme si toute l'histoire de l'humanité et de la différenciation vers l'homme se rejouait à chaque grossesse. 
Chaque grossesse, pour prendre des termes scientifiques, résume l'ontogenèse (la genèse de l'homme et de ses organes) et la phylogenèse (la genèse des espèces les unes par rapport aux autres, la filiation des espèces). Nous gardons de cela des codes communs. 

La fonction est fortement liée au code 

Cela a une base symbolique et un aspect fonctionnel. Plus un organe est sollicité, plus il risque de porter la somatisation. L'estomac est l'organe qui absorbe en premier ce qui nous nourrit et qui vient de l'extérieur. L'estomac est touché par des problèmes physiques de vomissement en cas de surplus et d'ingestion de toxique. Il est aussi touché dans des situations où nous ne pouvons accepter une situation et cherchons à la rejeter. L'acupuncture nous a appris que c'est le méridien des mutations, celui de l'intendance (qui doit suivre selon Napoléon qui a passé sa vie avec la main sur l'estomac). Il est très sollicité face à l'adaptation et au nouveau. 

Des codes communs aux humains et aux animaux 

Les animaux utilisent leur vessie pour marquer leur territoire sexué et nos cystites traduisent bien une difficulté à se positionner vis-à-vis d'un partenaire. 
Les mâles dominants qui ne peuvent garder le contrôle de leur territoire femelle meurent d'un infarctus. Nous humains faisons des infarctus quand notre territoire est envahi et que nous en sommes chassés. 

Le sein sert à nourrir notre progéniture, quitte à se sacrifier pour elle. Une maman chien qui perd son petit chiot sait qu'il ne peut manger et donc survivre, et que sa survie, si elle le retrouve dépend du fait qu'elle pourra lui donner assez à manger pour rattraper son retard. Elle se met à fabriquer des cellules mammaires. Si elle le retrouve, tout rentre dans l'ordre, mais nous avons tous vu des petites chiennes faire des tumeurs du sein quand on leur enlève leur petit. 
Chez les humains le même code s'applique, la maman qui se fait du souci pour ses petits fera facilement une mastose ou un fibrome du sein. Mais il y a quelque chose de fondamentalement différent entre ces deux situations. Pour l'animal l'application du code biologique est une obligation de survie. Les animaux sont en général assez peu malades et les animaux sauvages font très rarement des maladies graves. Les seules situations où cela se produit, c'est quand les animaux sont en contact avec les humains et font la « maladie de leur maître ». 

Le propre de l'homme, c'est de gagner sa liberté de choix 

Pour les êtres humains le problème est différent. Quand Maman se fait du souci pour ses enfants au point de somatiser sur son sein, il ne saurait être question de risquer de mourir de faim. C'est symboliquement que le sein réagit. On peut comprendre deux choses : 
- L'organisme ne fait pas la différence entre le réel et la crainte, entre le physique et le psychique ; il somatise de la même manière. 
- La question est pourquoi je pense que je dois me faire du souci à ce point pour mon petit (qui souvent est déjà très grand...). Pourquoi je pense que je dois toujours donner la gougoutte à tout le monde. Pourquoi je pense que je n'existe que comme cela. Pourquoi je crois... Et nous voilà dans le domaine des croyances... Rappel : la maladie c'est un code + une croyance. 
Imaginez une femme qui dans son enfance a connu la souffrance et la maladie de sa mère sans pouvoir rien y faire. Cela a été totalement insupportable, et elle s'est sentie totalement impuissante. Elle s'est dit : « plus jamais je ne laisserai souffrir les gens que j'aime ». Elle met en place cette croyance, car cette croyance c'est son salut, elle la protège de la souffrance à venir. La croyance protège avant tout d'une souffrance supérieure, c'est son intention positive, la condition de survie à ce moment-là... même si quarante ans plus tard elle risque de le payer cher en maladie. La liberté comme la guérison sont des chemins à parcourir. 


LES CROYANCES 



Je voudrais commencer par une petite histoire, une vielle légende, que j'aime beaucoup. Cette histoire parle de cette petite fossette que nous avons tous au milieu de la lèvre supérieure, juste en dessous du nez. 
Imaginez un petit enfant au ciel, qui vient d'être façonné dans l'argile. De là où il est, il sait tout : le fonctionnement du monde et de l'univers, le sens et le but de la vie et de sa vie, sa famille, son histoire. Il sait tout. Un ange passe et lui dit : « voilà, tu sais tout, mais tu ne dois rien dire, mieux encore que cela, tu vas tout oublier pour pouvoir faire le travail de te construire en te retrouvant ». Et d'un geste tendre, il met son doigt sur la lèvre supérieure de l'enfant tout en disant « chut ». Et l'argile encore fraîche prend l'empreinte du doigt et de la mémoire perdue. Annick De Souzenelle nous dit :« l'enfant met longtemps à comprendre que ce qui lui reste entre les mains, c'est le symbole, c'est-à-dire la promesse de l'archétype entrevu, et que toute sa vie consistera à parcourir le chemin qui mène de la semence au fruit ». 

Les chromosomes ont de la mémoire 

Où se trouve donc cette connaissance éternelle immuable ? Je propose de dire qu'elle se trouve dans les chromosomes. Les chromosomes sont les résumés des solutions gagnantes de la vie, celles qui nous ont permis d'évoluer tout au long de l'humanité et d'être là aujourd'hui. Ces connaissances, nous les partageons avec toute l'humanité car nous avons un programme commun qui nous permet de nous construire. Dans ces programmes se trouvent tous nos réflexes de survie. 
Toutes ces réactions instinctives. C'est peut-être dans ce programme que les mythes ont vu le jour, ou plutôt les mythes sont inspirés au sens littéral de cette connaissance. Mais en même temps nous sommes tous différents. Comme si nous avions chacun un peu notre programme... 
Pendant longtemps on a pensé que l'évolution chromosomique se faisait lentement, et de toute façon pas dans l'ordre de grandeur d'une vie. Les pattes avant du kangourou ont mis des milliers de générations avant de devenir ce qu'elles sont. 
Très scientifiquement, on sait maintenant que dans le cours d'une vie, nos expériences peuvent s'incorporer aux chromosomes. Par exemple, les informations sont portées par des anticorps, nommés Ig G, qui correspondent au résultat stable et acquis de nos expériences immunitaires. Nous savons maintenant que ces données peuvent s'intégrer dans les chromosomes et seront transmises à notre descendance. 
Revenons à notre petit enfant qui « sait ». Son savoir est probablement porté par les chromosomes qui le constituent et dont il hérite de ses deux parents. 
Cette connaissance est une connaissance de résultat, dans le sens où il sait et a mémorisé ce qui marche. C'est aussi une connaissance finale. Une connaissance qui dit : au vu de ce que toute l'humanité a engrangé avant, cet enfant va être construit comme cela. Dans le début de la vie, le fœtus, puis l'enfant, se trouve confronté à son environnement qui lui est totalement inconnu. Ce qu'il a à l'intérieur de lui, ce sont des modes de fonctionnement, des mémoires et des programmes de solution. Chaque situation de vie est nouvelle. Et c'est ça l'aventure de la vie. Il va chercher à faire correspondre, dans le sens faire un lien, un rapport, entre ce qu'il sait et ce qu'il rencontre. 
Face à cet inconnu, et devant la nécessité d'exister, l'enfant va interpréter le monde pour tenter de le stabiliser. Il met en place ses croyances. 
Prenons l'exemple d'un enfant de trois mois qui pleure dans son lit. 
- Dans un premier cas ses parents viennent le voir rapidement, il se dit : « la vie est formidable, quand je demande je reçois ». C'est une croyance. Et il va utiliser ce processus toute sa vie. Mais en même temps il pourra penser qu'il n'a pas à se débrouiller seul. Enfin globalement, c'est un optimiste. C'est une croyance fortement génératrice. 
- Dans un deuxième cas ses parents ne se dérangent pas, soit qu'ils ne sont pas là, soit que dans leurs croyances à eux un enfant doit « se faire les poumons » et que c'est bon pour lui. L'enfant se dit : « quand je demande, je ne reçois pas, dans la vie on doit toujours se débrouiller seul ». C'est sa croyance. Son tempérament sera plutôt pessimiste, mais en même temps il apprend très vite à se débrouiller seul. 

Eviter la souffrance 

L'intention positive de la croyance est d'éviter la souffrance et, surtout, une souffrance encore plus forte. Ce qui n'est pas acceptable, ce serait de dire : « on ne vient pas me voir car on ne m'aime pas, car je ne vaux rien ». Il vaut mieux se dire : « c'est normal que cela se passe comme cela ». 
La croyance évite la souffrance et, ici, protège le principe de l'amour, en attendant des jours meilleurs... 
Un petit enfant, par exemple, sent vite qu'il déplaît quand il est actif et indépendant, et il sent vite qu'il est aimé quand il est gentil est docile. Il décide d'être docile pour être aimé. Il pourra même penser qu'au fond il est comme cela. Il pourra oublier sa vraie nature qui reparlera un jour par des symptômes. Il pourra enfin participer au système en tentant de faire rentrer ses petits frères et sœurs dans le moule. L'enfant va mettre en place tout un système de croyances. 

La croyance fait partie de l'apprentissage 

« Je crois que cette chaise peut me porter, et je ne vérifie pas à chaque fois ». Cette croyance est un acquis. Mais une parole peut me donner une croyance négative : « tu fais tomber tout ce que tu touches » et, du coup, je ne serai pas bricoleur. Ces croyances, comme on le voit, ne sont pas toujours vraiment le reflet du réel. Certaines sont génératrices : « je suis bon, on m'aime, je peux arriver à ce que je veux, on tient vraiment compte de moi, je peux faire confiance...». 
D'autres sont inhibitrices : « je ne vaux rien, je loupe toujours, je dois me méfier, si je dis ce que je pense je risque de ne plus être aimé(e), je fais tomber toutes les choses, je ne serai jamais bricoleur...». 
Certaines sont réelles et objectives : « le feu brûle, les couteaux coupent...». 
D'autres, totalement déplacées, sont des projections de craintes des parents qui s'intègrent chez les enfants comme des croyances. 

L'ancienneté des croyances 

La date de la mise en place des croyances et des éléments qui entrent dans la structuration des croyances. Les croyances ont de multiples origines. Elles peuvent se mettre en place à toutes périodes de la vie, mais ce sont les plus précoces qui ont les effets les plus dévastateurs, l'empreinte la plus forte. Janof pense que celles in-utero nous marquent à vie, mais parallèlement il propose de nombreuses solutions. 
Les croyances des enfants peuvent se bâtir dans leur tout jeune âge, même dans l'utérus. Très tôt un enfant ressent s'il est attendu ou pas, si sa mère est gaie et accueille sa vitalité, ou si elle est triste. Une tendance dépressive peut être ressentie comme un véritable abandon qui crée une tendance au vide émotionnel. 
L'enfant peut chercher dès sa plus petite vie in utero à s'adapter. Une épreuve qui a trouvé sa solution devient une richesse supplémentaire. Le vécu de l'accouchement est aussi essentiel et a été très bien étudié par Groofdans les matrices périnatales. 

Les mémoires et la roue poquée : les dates anniversaires 

Imaginez que vous roulez en voiture. A un moment, vous roulez sur une pierre, dans un nid de poule, ou vous heurtez une bordure de trottoir. La voiture, c'est votre corps, et la bordure, ce sont les événements de la vie. Si les événements sont modérés, c'est-à-dire si le pneu est en bon état, il absorbe le choc et la roue reste intacte. Si le choc est trop violent et que le pneu ne parvient pas à absorber, il y a un poque dans la roue, une déformation. 
A chaque tour de roue, la déformation est ressentie par l'organisme. Soit la roue n'est plus équilibrée, soit on ressent un coup à chaque tour de roue. C'est le syndrome d'anniversaire d'un événement douloureux. Le syndrome est proportionné à l'importance du choc. 
Le tour de roue, c'est le plus souvent une année. Mais cela peut aussi être plus court, un mois et dans ce cas cela est gouverné, soit par la lune, soit par 
les hormones et le cycle féminin. Cela peut aussi être plus long : plusieurs années. 
Un événement douloureux survient dans une vie à l'âge de cinq ans. L'organisme de cet enfant mémorise ce cycle dans ses programmes. Cinq ans après, quand la roue repasse, l'anniversaire peut se marquer par une période difficile, une maladie, des angoisses. 
Il existe aussi une tendance par affinité, poussant à rechercher, à se remettre dans une situation semblable. Comme si tout se passait comme au cirque où l'on recommence jusqu'à réussir le numéro loupé. Parfois c'est réussi, parfois pas. Dans ce cas cela ne fait que renforcer la mémoire, jusqu'au prochain tour... 

Les cycles biologiques mémorisés de Marc Fréchet 

Une petite fille qui vit à 5 ans une séparation sera vulnérable à toute séparation survenant vers l'âge de 10 ans. Elle pourrait, par crainte de l'abandon, mal vivre une première relation amoureuse vers 15 ans, ou 20, ou 25 ans... Ce calcul peut se faire de plusieurs manières. 
- en additionnant : 5,10, 15, 20, 25... 
- en doublant : 5, 10, 20, 40, 80... 
- en multipliant par 2, 3, 4, 5... 
Il est toujours intéressant, face à un événement, de se demander : « que m'est-il arrivé à la moitié de cet âge, et à la moitié de la moitié de cet âge »... 
Vous pourrez être frappé par le fait qu'à chacune de ces dates se sont produits des événements certes différents, mais qui ont un sacré air de famille. 
La petite fille, devenue grande, peut aussi provoquer un événement semblable à l'arrivée de la date anniversaire, pour éviter d'avoir à le subir. 

Recommencer pour réussir 

L'organisme a cette particularité qu'il cherche à revivre les événements traumatisants qu'il ne peut éliminer, en se les réappropriant. Déclencher soi- même la séparation et la contrôler est un moyen de se la réapproprier. Même si dans le même temps on souffre beaucoup et que l'on crie que l'on a encore été abandonné(e). L'organisme s'est protégé d'une souffrance encore pire : subir. « Chaque être humain est à la recherche d'une liturgie qui le délivre ». La conscience de ce processus est d'une grande aide, parfois même elle est ressentie comme une illumination, un « Bon Dieu, mais c'est bien sûr...» du commissaire Maigret. Comprendre enfin ce dans quoi on est pris, réaliser que ce qui semblait une fatalité n'est qu'un cycle et qu'il nous appartient de prendre notre vie en main en abandonnant les choses du passé et ce qui ne nous appartiennent pas. 
Des événements importants peuvent aussi avoir un effet de création d'un cycle qui va se reproduire. L'âge d'autonomie est le plus important. « A quel âge ai-je été autonome, c'est-à-dire quand je gagne ma vie et que je me débrouille seul », mémoire de l'âge où l'enfant devenait guerrier, et où le jeune animal pouvait trouver seul sa nourriture. 

Il faut aborder les maladies et les événements de la vie de cette manière : 
- quand survient un événement à répétition, sans qu'il semble y avoir de raison et de façon incompréhensive, 
- quand il y a une disproportion entre un événement mineur et l'importance de ses conséquences. Ces tours de roue ont tendance à se potentialiser à chaque fois, jusqu'à ce que la petite goutte finale, la dernière poussée sur la balançoire qui passe sur la énième fois, fasse tout exploser, 
- enfin quand un élément peut apparaître totalement sans cause. Souvenons-nous des régiments qui peuvent détruire un pont suspendu en marchant au pas, quand ils rentrent en relation de fréquence avec le pont et que chaque pas augmente la vibration en balancier du pont. La solution est de rompre le pas... 
Dans tous les cas la croyance a une intention positive. Mais elle crée une distorsion avec le réel et de cette distorsion naît le germe de la maladie. Ainsi, si je marche pied nu sur un sol rugueux, je vais me faire de la corne aux pieds. Mais si je me fais de la corne aux pieds sans marcher sur un sol agressif, c'est peut-être que je crois que mes pieds sont agressés et que j'ai besoin de les protéger. 

La structure d'une croyance 

- La croyance préexiste au réel, elle date de l'époque de sa création et elle conditionne la manière dont nous l'abordons. 
- Elle agit comme un filtre en déformant notre environnement, comme une suggestion presque hypnotique. 
- Elle stabilise notre environnement en donnant un sens aux événements. Le sens a plus de valeur que le chaos. 
- Au départ d'un événement les croyances sont généralisantes (toutes les personnes qui ont cette attitude sont des...) et ne se soucient plus du réel. 
- Elles sont auto-vérifiées, auto-validées. Entre le réel et la croyance se crée un espace : c'est le lieu de la maladie. 

LA MALADIE 

La maladie combine un code plus une croyance et elle représente la meilleure solution que l'organisme a trouvée pour s'adapter à la situation qui nous est présentée. Les maladies peuvent se regrouper en deux catégories : les maladies aiguës et les maladies graves. 
Dans la maladie aiguë, l'organisme réagit face à une difficulté dans l'objectif de trouver une solution immédiate ou pour le moins rapide. 
Dans les maladies chroniques, l'organisme n'a pas pu trouver une solution immédiate à la difficulté et va mettre en place un système, en attendant de trouver une solution. Il va faire survivre l'essentiel, en sacrifiant l'accessoire, en espérant un accomplissement ultérieur. 

Parmi les maladies aiguës il y a deux aspects : 

- Les maladies aiguës de l'enfance qui ont un rôle de structuration et de maturation de l'enfant. Elles initient la croissance et vérifient en permanence la cohérence de notre structure (voir les exemples de maladie infantiles, dans le chapitre sur les microbes). Nous trouvons là toutes les maladies obligatoires des enfants, et toutes les maladies bénignes (comme les rhinopharyngites). 
- De même chez l'adulte, la maladie aiguë apparaît chaque fois que l'être s'éloigne trop de ce qu'il est vraiment et de ce que son organisme peut supporter. 
Cependant, pendant longtemps un être peut vivre et très bien supporter une situation erronée, sous-tendue par ses croyances. Longtemps jusqu'à ce qu'un jour un événement rende cette croyance superflue, ou son application impossible. L'économie (dans le sens système économique) de cette croyance est alors mise en échec. Par exemple un homme qui a pu survivre dans son enfance grâce à la capacité combative de celui qui ne renonce jamais. Deux possibilités de mise en échec : soit il se trouve dans une situation où il serait préférable de renoncer, mais il s'acharne et cumule les soucis et les maladies ; soit il n'a plus de combats à livrer et son énergie se retourne contre lui, par exemple sous forme d'hypertension artérielle. 
Après nous avoir sauvés la vie pendant longtemps, la croyance casse et nous rend malade. C'est le renversement. Changer ou casser. Le rôle avertisseur du symptôme ou de la maladie. 

Le processus de somatisation 

Face à une difficulté, l'organisme réagit en mobilisant ses moyens de défense : c'est le stress, dans son aspect le plus positif. L'objectif étant d'arriver à dépasser rapidement la difficulté, qui peut être physique ou psychologique. Mais ce stress ne peut durer éternellement et les capacités de résistance de l'organisme au stress sont limitées. Nous savons qu'un organisme qui resterait plus de sept jours sans dormir à aucun moment décéderait. Pour résoudre ce problème, l'organisme va somatiser, c'est-à-dire qu'il va focaliser la tension sur une zone de son corps qui va absorber la plus grande partie du stress. 
La zone qui va absorber cette tension est celle qui est la plus mobilisée par cette tension, et dont la fonction correspond de façon psychologique, physiologique et symbolique au problème rencontré. Cette prise en charge va permettre au reste de l'organisme de continuer son chemin. Et l'organisme va chercher à résoudre le problème dans sa localisation. 
Un problème de colère met en tension tout l'organisme, mais particulièrement le foie et la vésicule biliaire. Nous pourrons alors faire une « crise de foie » et essayer de résoudre cela en aigu. A défaut nous ferons un calcul, voire une hépatite si un microbe vient nous aider à passer l'obstacle. 
Enfin si nous ne réussissons pas à le passer, nous pourrons tenter de l'anesthésier dans l'alcool, avec le risque de cirrhose qui va avec. 
Un chagrin va se fixer sur le poumon et pourra être éliminé dans une bronchite. La somatisation et la maladie permettent à l'organisme de s'adapter. Le symptôme intervient aussi pour mettre en évidence l'échec de la croyance et nous ramener vers ce que nous sommes vraiment et la vie sans voile. 

La sclérose en plaques 

C'est la maladie des croyances par excellence. Elle survient quand nous nous retrouvons, à l'adolescence ou à l'âge adulte, à fonctionner sur des codes qui ne sont pas les nôtres. Le tableau de fusibles est branché si différemment de ce qui nous conviendrait que tout saute, la gaine grille : ce sont les plaques de démyélinisation. Mais ce qui caractérise la sclérose en plaques, c'est la totale non-conscience de cette situation. Si nous avons conscience de ce décalage, nous serions peut-être un adolescent révolté ou drogué, ou nous somatiserons sur un lieu précis, mais nous ne ferions pas de sclérose en plaques. Ici, pas de conscience. La paralysie, et c'est terrible à dire, apparaît comme la seule conscience, le seul témoignage. 
Comme disait Coluche, « tu vas à New York avec un pian de Paris, et y'a pas une seule rue qui correspond ! ». 

Le sens des symptômes 

Face à chaque symptôme il faut se demander : quelle question me renvoie-t-il, quel aspect de mon être met-il en échec. De quoi est-il le miroir. Les codes ont une grande valeur, la nature est parfaite, à nous de l'écouter. Avec un peu d'expérience, ce sont des pistes qui nous permettent de lire à livre ouvert dans notre histoire. Pourquoi ne pas en profiter ? 

Comme au cirque 

L'individu a la spécificité de se remettre de nombreuses fois de suite dans la même situation. Ce n'est pas là de la perversion, mais le sentiment qu'il y a là quelque chose d'important, une chose à revivre et à revivre encore jusqu'à le résoudre. Comme au cirque où l'on refait les numéros jusqu'à les réussir. 
Le cerveau reprend le film foiré du début et le rejoue jusqu'à ce que nous allions trouver la solution. L'essentiel c'est d'apprendre. Chaque être humain est à la recherche d'une liturgie qui le délivre. Et le travail peut se faire par la conscience ou par la maladie. 
Les maladies infectieuses portent en elles une capacité d'évolution rapide. Elles sont essentielles à la maturation des enfants. En modifiant notre système immunitaire, qui est notre système de connaissance du monde, elles font changer rapidement notre vision du monde. Les microbes sont des épreuves qui viennent tester nos capacités. Le patrimoine chromosomique se confronte au nôtre pour le rendre mature. 
Dans la septicémie, c'est celui du microbe qui gagne. Dans le cas spécifique des virus, ce sont des morceaux de codes qui sont intégrés, car supérieurs aux nôtres, pour les faire évoluer. Nous entrons là dans le problème des équivalents symboliques, psychiques et biologiques. 
Un des derniers livre de Boris Cyrulnik, se nomme : « De la parole comme d'une molécule ». Tout est signal : tout a son équivalent. Une situation est vécue dans un contexte, avec un bruit, une odeur, des mots et des couleurs. Elle est mémorisée par un neuromédiateur, dans une certaine cellule, dans certaines protéines, et sur certains globules blancs. Toucher un seul de ces équivalents, c'est réactiver toute la chaîne. Soigner un des équivalents, c'est aborder toute la chaîne. 
L'homéopathie l'a compris depuis longtemps, avec ses remèdes qui sont des clés de similitude. Trouver la clé la plus semblable et tout rentre dans l'ordre. 
Chaque pensée a un équivalent cellulaire et moléculaire. A nous de le découvrir : c'est la clé de la médecine de demain. 
La maladie a toujours une intention positive à notre égard. Elle nous pose des questions, et nous propose des solutions. Ecoutons-la, écoutons nous. Si l'intention n'apparaît pas directement, il faut se demander quelle est l'intention de l'intention de l'intention. Notre organisme a évolué au prix d'adaptations coûteuses, ne pourrait-il pas en trouver de moins chères ? Maintenant que j'ai compris le mécanisme de mes comportements, ne puis-je pas faire autrement pour arriver au même résultat, ai-je vraiment envie de continuer comme ça ? 


LES MICROBES 

Les microbes sont un sujet bien mal compris. Ils sont craints et redoutés, alors qu'ils sont en fait nos meilleurs alliés. Mais pour cela il faut comprendre leur fonction dans notre évolution et l'évolution de l'humanité. Commençons par une histoire. Imaginons un homme des cavernes qui bricole et se plante une écharde dans le doigt. Il tente de l'enlever, mais elle se casse. Il n'a ni pince à épiler, ni bistouri pour pouvoir extraire cette écharde. Notre organisme a évolué pour être capable de survivre seul dans toutes les situations, sinon nous ne serions pas là aujourd'hui. Il n'est pas concevable que notre organisme accepte de garder à l'intérieur de lui un corps étranger et perdre son intégrité. Que se passe-t-il ? Il va se former un abcès qui va éliminer cette écharde. Puis la peau cicatrise. La surface de notre peau est habitée par une bactérie, le staphylocoque doré. En pénétrant dans le doigt, l'écharde crée une effraction dans notre intégrité et fait pénétrer le staphylocoque qui déclenche un processus de suppuration et l'élimination de l'écharde. 

Le staphylocoque est le gardien de notre intégrité de forme et de limites. C'est sa fonction positive dans le fonctionnement de notre vie. C'est une fonction physiologique et symbolique. 

L'organisme réagit à des agressions physiques et psychologiques. 
Les adolescents qui sont confrontés à un nouveau corps, sous l'influence des hormones, vont être particulièrement sensibles au staphylocoque et vont faire de l'acné. Cela sera plus fort encore si le regard que les autres ou celui qu'eux-mêmes portent sur ce corps est négatif et représente une agression. Au contraire, c'est le regard d'amour que l'on pose sur un être qui est sa véritable protection. 

L'organisme ne fait pas la différence entre les intentions, positives ou négatives. Il réagit sur ses codes de survie. Quand nous pratiquons un acte médical avec une intention positive, nous risquons d'activer ce système et de déclencher une infection. C'est pourquoi il nous faut désactiver cette alarme par la désinfection. Nous voyons là que nous prenons la place de l'organisme et que cela demande une certaine conscience. 
Le progrès médical permet de ne pas décéder d'une blessure grave et d'échapper ainsi à la sélection naturelle qui sévit depuis des millions d'années. Très bien. La médecine se substitue positivement à nos limites. Elle doit cependant avoir un haut niveau de conscience, garder la connaissance du sens de nos processus de fonctionnement et enfin garder tout le temps à l'esprit que toute chose à une limite. 
Toute chose a une limite. Les petits enfants dans les services de réanimation néo-natale font souvent des septicémies à staphylocoques. Après la vie intra-utérine, les- divers cathéters nécessaires à la réanimation sont perçus comme des agressions qui mettent en jeu l'intégrité de l'être même. L'organisme réagit dans un refus réflexe qui peut aller jusqu'à un processus d'auto destruction. 
Chaque fois que nous voulons aller plus loin dans le progrès et les découvertes, nous nous confrontons à un système microbien qui vient vérifier la faisabilité et la viabilité de nos avancées. Il nous dit comme dans le mythe : « es tu capable de passer la porte ? ». Il n'y a ni bien ni mal, ni jugement, mais seulement un test de faisabilité, un garde fou. La vie n'a qu'un seul but : « s'accomplir ». 
Quand nous décidons d'utiliser le sang pour soigner et sauver en faisant des transfusions, c'est une grande avancée. Passer la barrière du sang est une phase fondamentale de l'évolution, qui nécessite de nombreuses conditions. Nous activons alors toute une série de systèmes qui vérifient la viabilité de ce progrès. 
Parmi ces systèmes de contrôle il y a les groupes sanguins et les rhésus. La médecine a appris à les respecter. Il y a aussi des systèmes microbiens qui vérifient la viabilité des opérations. Ils sont là comme des pièges tests qui détruisent les systèmes en cas d'inadaptation ou de non-respect de critères indispensables. 
Tant que les transfusions sont effectuées dans un grand respect des règles et des êtres, cela a marché. Quand nous ne respectons plus ce système, en ne respectant plus tous les critères, pour des considérations mercantiles, nous risquons d'activer un système de vigilance et d'auto destruction : le virus HIVdu sida. 


Les virus 

Le virus du sida sert à vérifier la structure de la personnalité. Non pas dans le sens : quelle est ma personnalité, quel est le texte de mon livre, mais dans le sens comment est elle écrite sur le livre. Le sida peut s'activer, dans deux situations : 
- soit que l'on a gêné la structuration de l'immunité, qui est insuffisamment écrite et précise, 
- soit qu'une fois le livre écrit, on mélange les pages entre elles ou avec celles d'un autre livre (transfusions), sans vérifier la cohérence du message final. 
Le virus du sida dénonce les manques de sens du texte et les contresens. Le virus HIV est lié aux problèmes de sang car le sang porte une partie de l'écriture de notre identité, à travers les systèmes immunitaires (globules blancs, anticorps, protéines...). Il est aussi concerné, symboliquement, chaque fois que l'identité semble incertaine ou fragile. Quand une problématique identitaire rencontre un agent test déclenchant, le virus, la nature ne fait alors plus la différence entre la cause et la conséquence ; elle se contente de détruire tout ce qui a touché à un processus de façon non viable. Les virus servent aussi à vérifier si les règles d'espèces sont respectées. C'est l'humanité, en tant qu'être, qui est concernée par les phénomènes d'épidémie. 
Les animaux ne peuvent se reproduire en dehors de leur espèce. On ne peut croiser un chien avec un éléphant, mais à la limite un chien peut se croiser avec une espèce proche, comme le loup, et former un chien-loup. Les espèces se caractérisent aussi par leur critère herbivore ou carnivore. 
Nous pensions la barrière des espèces infranchissable, mais nous l'avons franchie aisément en nourrissant des herbivores avec des protéines d'origine animale : des vaches herbivores, nourries avec de la viande ! Nous nous confrontons alors à un garde-fou : la maladie de la vache folle. Soit nous prenons en compte les limites, soit elles exercent alors leur rôle de nettoyage. 

Plus nombreux que nous 

Chaque microbe représente une épreuve que l'organisme peut un jour être amené à rencontrer. Notre adversaire ontologique comme dirait Annick De Souzenelle. Chaque maladie infectieuse représente une épreuve d'évolution pour l'humanité et l'organisme. Savez-vous qu'il y a, rien que dans notre tube digestif, dix fois plus de microbes (10 puissance 14, soit 1 et 14 zéros derrière), que de cellules dans le reste de notre corps ? La peur des microbes apparaît alors comme une illusion. C'est la crainte des épreuves que nous pourrions rencontrer dans notre vie. Ces épreuves peuvent être des facteurs de croissance, ce sont les maladies infantiles et « obligatoires », dans les sens le plus positif du terme. Elles sont les limites qui garantissent la validité des progrès humains (comme dans les transfusions). Nous retrouvons là les grandes épidémies et les maladies que nous avons évoquées plus haut. 
Au total nous vivons tous avec de nombreux microbes. Chaque microbe correspond à une épreuve évolutive à surmonter. Nous sommes au niveau de l'ensemble des épreuves que nous avons réussi à intégrer. « Dis-moi quels sont les microbes avec lesquels tu vis en bonne intelligence et je te dirai qui tu es et où tu en es ». Prenons des exemples courants : 
- L'ensemble des petites maladies, rhino-pharyngites, etc. permet de former notre immunité. Acceptons de petites épreuves pour éviter d'en affronter, plus tard, de plus grandes. 

- La rougeole, une des maladies fondamentales d'auto-immunisation, nous permet de reformater nos récepteurs sensoriels, pour nous permettre de percevoir le monde au travers de notre propre ressenti et non plus au travers du ressenti de nos parents. Nos croyances et plus celles des autres. C'est une des maladies les plus importantes dans la constitution de la personnalité. Chaque maman sait qu'un enfant qui a fait une bonne rougeole a « grandi ». 

- La bronchiolite confronte l'enfant aux premières peurs de séparation (de même que l'otite). Elle fait mémoire à ce qui a été vécu pendant la grossesse et l'accouchement. 

- La rubéole et la toxoplasmose nous confrontent à notre maturité face à la grossesse, au niveau adulte général et sexué. 

- La mononucléose infectieuse permet aux adolescents (et éternels adolescents) de passer à une définition de type adulte. 

- Le streptocoque teste le déploiement de nos dons, comme la Nasa vérifie qu'un satellite a bien déployé ses panneaux solaires. C'est une maladie très importante. Le non-déploiement des dons est une grande cause de maladie et le streptocoque peut entraîner des maladies graves (rhumatismes articulaires aigus, maladies rénales et cardiaques...) : la nature ne s'accommode pas de l'inaccompli.

- Le chiamydia est le témoin de problématiques sexuelles inadaptées. 

Cela va des abus sur l'enfant, aux viols. Cela inclut aussi ces situations incestueuses, qu'il y ait ou non passage à l'acte, comme en particulier ces relations fusionnelles parents/enfant, persistantes à l'âge adulte. Ces adultes qui restent mariés avec leurs parents. 

- Echerichia Coli nous confronte à notre territoire sexué. « Me satisfait-il/elle ? Est-ce que je suis assez riche au lit ? ». Le territoire sexuel comprend à la fois la sexualité pure, mais aussi la place dans le couple, la place d'homme et de femme. 

- Dans les mycoses, c'est l'adulte qui se demande si ce qu'il vit correspond à se qu'il espérait. « Suis-je capable de faire le deuil de mes illusions, pour vivre la vie comme elle est ? ». Le moi, face au soi. La mycose et le champignon, c'est « pourrir », et la vie, ce n'est par « pour rire ». 

- La grippe, c'est notre organisme qui se confronte aux problématiques héréditaires et psychogénéalogiques. 

- L'herpès est intimement lié à la relation et au risque obligatoire de séparation qui va avec, c'est mal vivre le risque de séparation inhérent à toute séparation. 

- La tuberculose, c'est la capacité à s'adapter face à un changement fondamental de structure de société comme l'exode rural, l'entrée dans l'ère industrielle. « Comment vais-je pouvoir survivre dans ces conditions ? ». C'est l'histoire de Fantine dans les Misérables de Victor Hugo. Elle touche encore aujourd'hui beaucoup les émigrés et le nouveau quart-monde. 

- La tourista, c'est la façon dont nous abordons une autre culture. 

- Le paludisme, c'est la manière dans nous nous intégrons dans un groupe au sens tribal du terme. La théorie des microbes est très importante dans la naissance de l'humanité. Nous avons commencé par des microbes qui pouvaient vivre en absence d'oxygène (les anaérobies) et qui ont aidé la terre à se transformer en « digérant les pierres » pour créer de la vie. Car la première vie a été microbienne et ce sont les microbes qui ont préparé la terre à la vie. 


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