Le pélican


Le pélican

Ce bel oiseau blanc, nomade et migrateur, vit en Asie Mineure, en Egypte, dans le sud-ouest asiatique et en Inde durant l'automne et l'hiver.

Mais au printemps et pendant l'été, il est présent dans tout le delta du Danube.

 

En effet, il aime vivre près des grands lacs, des lagunes ou des deltas des fleuves, car il se nourrit des produits de sa pêche, en battant la surface de l'eau avec ses ailes pour rabattre les poissons et les attrapper à l'aide de son long bec pointu.

 

Il mange ainsi environ 3 kilos de poissons par jour.

La femelle pond 2 oeufs au printemps qu'elle couve avec le mâle durant 33 jours environ.

Les vols de pélicans qui se rassemblent en lignes régulières, sont toujours majestueux et impressionnants.

 

Pourquoi, comment le pélican est-il devenu un symbole du Christ et de la résurrection, notamment dans les bestiaires héraldiques, dont les premières oeuvres firent leur apparition aux environs du XIIéme siècle en Europe?

 

Sans doute parce-que cet oiseau a la réputation d'être capable de se sacrifier pour nourrir ses petits, comme Jésus s'est sacrifié lui-même pour sauver l'humanité, selon les chrétiens.

C'est ainsi qu'au Moyen-Age, le phénix, oiseau mythique et légendaire, fut souvent représenté par un pélican ...




Le paradisier


Le paradisier

C'est un superbe oiseau de 30 centimètres environ, qui vit dans les forêts tropicales d'Indonésie, de Nouvelle-Guinée et d'Australie du Nord.

Le mâle est pourvu d'une superbe parure de plumes jaunes, rouges et bleues, avec un cou bleu ou noir, selon les espèces, et un corps brun ou roux.

 

Il se nourrit essentiellement de fruits et de graines, parfois aussi de petits animaux. Son plumage multicolore est si beau qu'on lui a donné le surnom d'oiseau de Paradis.

 

Les légendes associées à celui que les explorateurs et colons européens surnommèrent l'Oiseau de Paradis ou Paradisier se perdent dans la nuit des temps.

On en retrouve des traces aussi bien chez les arborigènes d'Australie que dans les tribus africaines de Nouvelle- Guinnée et des îles avoisinantes.

Elles content, par exemple, qu'il s'agit d'un oiseau qui peut voler jour etnuit sans jamais se reposer, qui se nourrit exclusivement du parfum desfleurs, et que c'est un enfant et un messager du Soleil...

Le paon


Le paon

Le plus connu est le paon bleu, dont le plumage en forme de traîne d'unbleu profond, constellé de tâches orangées et noires, peut atteindre jusqu'à 2 mètres de long.

Lors de la parade nuptiale, le mâle la déploie, en braillant son cri rauque si caractéristique.

Mais il fait aussi la roue lorsqu'il se trouve en présence d'un autre mâle.

Originaire de l'Inde et du Sri Lanka, il fut importé en Occident par Alexandre le Grand, puis plus tard en Amérique. Il fut d'abord apprécié en tant qu'oiseau d'ornement domestique, mais aussi, par la suite, pour sa chair.

 

Selon une légende mythique grecque, Argos, prince argien d'un royaume aujourd'hui situé en Grèce, dans le nord-est du Péloponnèse, et dont le nom signifie " lumineux", se distinguait par les cent yeux qui étaient répartis sur tout son corps, et qui lui donnaient une vision absolue.

 

On le surnommait Panoptès, c'est-à-dire " celui qui voit tout".

Argos fut chargé par Héra, soeur et épouse de Zeus, de garder Io, une jeune fille argienne aimée de Zeus et que Héra, jalouse, avait transformée en génisse.

Toutefois, à l'instigation de Zeus, Hermès plongea Argos à son insu dans le sommeil éternel de la mort en lui jouant de la flûte de pan.

Pour immortaliser celui qui l'avait si bien servie, Héra mit les cent yeux du corps d'Argos sur la traîne du paon bleu.

Depuis lors, chaque fois que le paon fait la roue, Argos renaît et ses cent yeux s'ouvrent à nouveau au monde.

L'oie


L'oie

L'oie domestique et d'élevage que nous connaissons tous, et dont beaucoup d'entre nous apprécient le foie gras, était à l'origine de l'espèce dite oie des neiges, que l'on trouvait et trouve toujours d'ailleurs, en Amérique du Nord et au Groenland.

Mais il en existe d'autres espèces, comme l'oie d'Egypte, par exemple, dont le plumage est roux, gris, noir et blanc, et les ailes vertes, brunes, noires et blanches, et l'oie cendrée, dont les longues ailessont d'un beau gris bordé de blanc.

 

L'oie cendrée est célèbre pour sa fidélité conjugale.

En effet, le mâle et la femelle restent unis jusqu'à la mort de l'un des partenaires, ce qui est trés rare chez les oiseaux, comme dans toutes les autres espèces animales d'ailleurs.

En moyenne, l'oie pond de 4 à 8 oeufs chaque année. Elle niche et vit à proximité des lacs, étangs, rivières, cours d'eau. Elle se nourrit d'herbes, de graines et parfois de petits animaux aquatiques.

 

En Egypte antique, Amon, le dieu tutélaire de Thèbes, associé à Rê, le dieudes dieux du panthéon divin égyptien, avait deux animaux sacrés: le bélier et l'oie.

En effet, si Pharaon était identifié à Amon-Rê, au soleil donc, son âme, quant à elle, était figurée par une oie.

De ce fait, l'oie était une espèce d'ange, c'est-à-dire de messagère entre le ciel et la terre, les dieux et les hommes.

 

Dans l'Empire romain,l'oie était une représentation de Junon, la soeur et l'épouse de Jupiter, couple en lequel on reconnaît Héra et Zeus. Ainsi, à Rome, Juno Moneta était une déesse oraculaire, une pythie que l'on venait consulter fréquemment et qui prodiguait des conseils, des prédictions et des avertissements.

Elle avait à son service des oies qui, grâce à la prescience de Junon, purent avertir les soldats romains lors de l'invasion gauloise de 390 avant Jésus-Christ, épisode plus connu sous le nom des Oies du Capitole...

Le moineau


Le moineau

Il en existe plusieurs espèces, mais on rencontre plus fréquemment le moineau domestique (que l'on peut qualifier de métropolitain, tant il fait désormais partie intégrante du décor citadin) et le moineau dit "friquet" qu'on trouve exclusivement dans les campagnes car, contrairement à son jumeau, il a un grand besoin de verdure.

 

Toutefois, ils se ressmblent comme deux gouttes d'eau et leurs moeurs sont également semblables, si ce n'est que le premier niche sous les fenêtres ou les gouttières des maisons ou des édifices, dans les anfractuosités des murs, parfois mêmesur les cheminées, comme les cigognes, tandis que le second préfère les trous des arbres où le mâle et la femelle confectionnent un nid de paille et de racines.

 

Leur nichée est composée de 4 à 5 oeufs. Dans les villes comme dans les campagnes, le moineau, quelle que soit son espèce, est l'ami précieux des hommes, puisqu'il se nourrit exclusivement d'insectes et donc l'en débarasse.

 

Ce petit oiseau familier, omniprésent dans nos villes et nos campagnes, l'était déjà chez les Romains qui l'associèrent aux divinités protectrices et domestiques de leur foyer et de leur garde-manger, sans doute parce qu'il protégeait leur nourriture des insectes...

Le milan


Le milan

Le milan noir est un oiseau rapace de la même famille que le faucon, l'autour, le vautour, l'aigle ou la buse, par exemple.

On le trouve dans toute l'Europe, en Scandinavie, au sud de l'Asie, enAfrique et en Australie.

Chasseur de petits vertébrés, il se nourrit surtout de charognes, oiseaux ou poissons morts.

 

La femelle ne pond que 2 ou 3 oeufs en avril ou en mai, mais il arrive fréquemment que le dernier oisillon à naître soit jeté au bas du nid par ses aînés, à peine sorti de l'oeuf.

Le milan noir aime à vivre prés des rivières et des grands étangs, en se mêlant aux colonies de hérons.

D'une taille pouvant atteindre entre 50 et 60 centimètres, son vol tournoyant et son cri strident sont impressionnants.

 

C'était l'un des oiseaux consacrés à Apollon, le dieu solaire grec, qui symbolisait ses dons de clairvoyance.

Ainsi, selon la légende mythique attribuée à Typhon, le fils monstrueux, issu de l'oeuf engendré par Gaia et la semence de Cronos, lorsqu'il attaqua le Ciel, les dieux se réfugièrent dans le désert d'Egypte.

Alors, Arés se transforma en poisson, Hermés en ibis, Dionysos en bouc, Héphaistos en boeuf et Apollon en milan, tandis que Zeus et Athéna luttèrent ensemble contre l'être surnaturel dont la tête touchait les étoiles, et qui était pourvu de cent têtes de dragons à la place de doigts...

La mésange


La mésange

Qu'elle soit bleue, noire, à longue queue, nonnette, alpestre, huppée ou charbonnière, la mésange, ce petit oiseau sympathique qui ne mesure pas plus de 20 centimètres, est partout présente dans nos campagnes.

Toutefois, la plus connue, la plus familière aussi, car on la trouve souvent présente dans les parcs et les jardins des villes, est la mésange dite charbonnière.

 

Selon son espèce, la femelle pond entre 10 et 20 oeufs en deux nichées qu'elle couve avec le mâle.

Et pour bâtir leur nid, le couple de mésanges n'est pas difficile. Il s'accomode aussi bien d'un creux d'arbre que d'une boîte à lettres, ou même parfois d'une boîte de conserve vide.

 

Confiante et peu craintive, la mésange devint rapidement un symbole de sociabilité, de simplicité, de spontanéité.

Elle aussi, à l'instar du martin-pêcheur, devint une figure exemplaire du bonheur conjugal et de la fidélité, car elle se déplace souvent en couple, et le mâle et la femelle semblent inséparables.

 

Notons au passage que les noms du merle et de la mésange partagent une étymologie commune et que le martin-pêcheur fut aussi parfois surnommé merle d'eau.

Le merle


Le merle

Le merle noir est un animal familier. En effet, présent dans toute l'Europe et en Extrême-Orient, il vit aussi bien dans les campagnes, les bois et les forêts, que dans les villes.

Il semble ainsi qu'il soit pourvu d'un grand pouvoir d'adaptation, d'une moins grande fragilité que beaucoup d'autres oiseaux.

 

Toutefois, les merles des bois ou des forêts sont beaucoup plus craintifs que ceux que l'on trouve dans les villes.

Ainsi, les premiers bâtissent leur nid en haut des arbres, tandis que les seconds font les leurs un peu partout, au petit bonheur la chance.

Le couple de merles produit 2 ou 3 nichées de 4 à 5 oeufs, au printemps.

 

Si c'est souvent à l'hirondelle que l'on associe le printemps, à cause du proverbe bien connu "une hirondelle ne fait pas le printemps", à tout seigneur tout honneur, rendons au merle ce qui lui appartient.

Car c'est lui qui, le plus souvent, est le premier à annoncer le printemps de son chant mélodieux aux notes flûtées, regroupées en phrases très brèves et parfois répétitives.

Et si le merle noir est courant, le merle blanc, quant à lui, est beaucoup plus rare.

Il symbolise ainsi quelque chose de tout à fait exceptionnel.

Le martin-pêcheur


Le martin-pêcheur

Comme son nom l'indique, c'est un pêcheur de premier ordre qui raffole des petits poissons.

Ainsi, on le voit survoler les rivières et les fleuves aux eaux pures et transparentes-qui hélas, se font de plus en plus rare en France-, lançant son chant distinctif qui ressemble d'ailleurs plus à un long sifflement, et plongeant son très long bec dans l'eau pour attrapper un poisson avec une habileté rare.

 

Quand il n'en fait pas son déjeuner ou son dîner, le mâle l'offre à la femelle en guise de cadeau nuptial.

Le couple creuse son nid dans les rives de la rivière ou du fleuve qu'il fréquente.

Durant trois semaines environ, ils couvent ensemble leurs 6 à 8 oeufs, mais il leur arrive d'avoir jusqu'à trois nichées par saison.

 

Il n'est pas vraiment rare de voir ces oiseaux voler en couple. C'est sans nul doute ce qui a amené nos ancêtres à faire du martin-pêcheur un symbole de fidélité conjugale, de bonheur amoureux, de joie de vivre à deux, mais aussi de beauté.

 

En effet, on a surnommé le martin-pêcheur le joyau volant, à cause de ses ailes d'un bleu vert éclatant, contrastant avec le plumage roux de son torse.

Ainsi, au Moyen Age, en France comme en Angleterre, pensait-on que porter quelques plumes de martin-pêcheur était un gage de protection providentielle. On voit donc que les Indiens ne furent pas les seuls à croire aux pouvoirs bénéfiques et protecteurs des plumes de certains oiseaux.

On le nommait primitivement halcyon, emprunté au latin "alcyon", lui-même dérivé du mot grec,"alkuôn" désignant un oiseau mythique.

 

Alcyoné ou Alkuôn était, selon la légende grecque, la fille d'Eole, le roi des vents, qui fut transformée en cet oiseau fabuleux.

 

Le loriot


Le loriot

Le sifflotement de ce petit oiseau jaune, aux ailes marron, aux yeux rouges, très vif et très nerveux et pas plus gros qu'un merle, rappelle le son de la flûte et s'entend dans les vieux arbres des jardins, des parcs, au bord des étangs et des cours d'eau.

 

Le loriot qui a colonisé toute l'Europe, les pays de l'Est et la Russie, revient d'Afrique équatoriale où il migre vers la fin du mois d'août, dans les premiers jours du mois de mai.

Il bâtit alors son nid d'une manière subtile et complexe, avec des feuilles, des herbes, des morceaux d'écorce d'arbre, dont il garnit l'intérieur de laine et de plumes.

 

La femelle pond 4 ou 5 oeufs pendant deux semaines, fin mai-début juin.

Toutefois, les oisillons restent avec leurs parents jusqu'à la migration suivante, ce qui n'est pas courant chez les oiseaux.

Le loriot se nourrit surtout d'insectes, mais il est friand de fruits rouges.

 

Son joli chant flûté en fit souvent un symbole de joie et d'insouciance pour nos ancêtres.

Ainsi, les Chinois confondent souvent le chant de l'hirondelle et celui du loriot, qu'ils considèrent, l'un et l'autre, comme des gages de joie, de bonheur et de mariage heureux.

 

Par ailleurs, le fait que les enfants ne quittent pas le nid parental avant de s'envoler pour les pays chauds durant les mois d'hiver fit de lui, aux yeux de nos ancêtres toujours, le symbole de l'harmonie familiale et de ladouceur du foyer.

L'ibis


L'ibis

Il aime à vivre au bord des fleuves au cours d'eau lent, dans les deltas, au bord des lacs et des marais qui sont ses lieux privilégiés de nidification, le plus souvent en colonies de plusieurs centaines de couples, se mêlant aux corbeaux, aux cormorans et aux hérons.

 

Au mois d'avril, le mâle et la femelle bâtissent ensemble un nid en tiges de roseaux et en branches, avant que la femelle ponde ses 4 ou 5 oeufs bleu-vert foncé au mois de mai, que le mâle couve avec elle pendant un peu plus de deux semaines.

Mais c'est uniquement le mâle qui pêche et, en un superbe vol plané très impressionnant, revient nourrir toute la nichée avec des crustacés, des vers et des mollusques.

Haut perché sur ses pattes longues et tendues, l'ibis est pourvu d'un très long bec fin et recourbé qui est très caractéristique.

 

En Egypte antique, l'ibis était la figure symbolique de Thot, le dieu des scribes, des magiciens, des astronomes, des guérisseurs, des prêtres ritualistes, des enchanteurs, mais aussi des Mystères, et qui était considéré parfois comme le scribe des enfers.

Ainsi, Thot était souvent représenté par une statue au corps d'homme, pourvu d'une tête d'ibis au long bec recourbé.

Les Grecs ont souvent vu en Thot une représentation égyptienne du dieuHermés, qui est ensuite devenu le Mercure des Romain




La huppe


La huppe

C'est un oiseau migrateur qu'on trouve dans toute l'Europe, dans les pays de l' Est, en Russie et en Afrique du Nord à partir du mois d'avril, mais qui s'envole pour l'Afrique centrale, du Sud ou l'Inde vers la fin du mois d'août.

 

Elle se distingue par son long bec et une huppe de plumes érectile que le mâle déploie, pendant la parade nuptiale notamment, en faisant présent à la femelle d'un vers, d'une araignée ou d'un petit lézard qui constituent lanourriture de ces oiseaux.

La huppe aime à faire son nid dans les murs de pierres, parfois même dans les maisons.

La femelle couve pendant près de deux semaines les 6 ou 7 oeufs qu'elle pond à la fin du printemps, ou au début de l'été, tandis que c'est le mâle qui la nourrit.

 

Au XIIéme siècle de notre ère, le poéte mystique persan Fard-ud-Din'Attar immortalise la huppe, en en faisant l'héroine de son récit d'unvoyage entrepris par 30 oiseaux qui partent à la recherche de l'oiseau merveilleux, le Simorgh qui n'est autre que la huppe, bien entendu...

La huppe jouait un rôle de messagère et d'intermédiaire entre le mondevisible et invisible, incarnation de la vérité et de la sagesse.

 

Antérieurement, des contes et des légendes associent la huppe au roi Salomon, dont elle était considérée comme l'attribut et la compagne.

La hulotte


La hulotte

C'est une chouette que l'on surnomme chat-huant, présente dans quasiment toute l'Europe, célèbre pour ses hululements plaintifs, et mélodieux qu'elle lance au mois de février, à la saison de ses amours.

 

La femelle pond 3 ou 4 oeufs qu'elle couve durant un mois environ, en mars ou en avril.

Mais elle reste encore auprés des oisillons pendant dix jours, pour les protéger tandis que le mâle se charge d'apporter le produit de sa chasse, de petits mammifères ou des oiseaux, des grenouilles ou des insectes, le plus souvent.

 

La chouette hulotte est sédentaire. On peut donc la voir toute l'année dans les forêts surtout, ou à la lisiére des bois qui se trouvent près des villages de nos campagnes, à la nuit tombante.

Au coeur de la nuit, on peut l'entendre lancer son chant ou son cri, mais on ne la voit qu'à la pleine lune, dont elle sait qu'elle est propice à la chasse.

 

A la chouette hulotte, on a attribué au Moyen-Age des pouvoirs maléfiques.

L' Eglise l'associait à la mort, au mal et à la sorcellerie.

Est-ce parce que, dans des temps beaucoup plus reculés encore, elle symbolisait la clairvoyance et les dons de divination? En effet, on comprend qu'il était aisé de voir d'un mauvais oeil cet oiseau rapace qui chassait lanuit et se dissimulait le jour, qui semblait donc avoir peur de la lumière et du soleil.

Mais alors, on avait bien oublié que la hulotte était l'attribut d'Athéna, la soeur d'Appolon, déesse grecque de la guerre, mais aussi et surtout de la sagesse, de la fécondité, des arts.

 

A l'instar d'Athéna, la hulotte est une inspiratrice et une initiatrice.

 


L'hirondelle

Celle que nous connaissons tous, c'est l'hirondelle dite de fenêtre, parce qu'elle aime la compagnie des hommes et niche souvent au-dessous, au-dessus ou au coin des fenêtres, sur les balcons, dans les fissures des murs des façades des maisons, sous les corniches ou les gouttières des toits.

Lorsqu'on voit revenir les hirondelles de la lointaine Afrique vers le mois d'avril, pour s'installer sur les lieux où elles avaient déjà séjourné l'année précédente, nous savons que le printemps est là.

Elles bâtissent leur nid saisonnier à l'aide de petites boulettes de terre qu'elles enduisent de salive, et qui cimentent les herbes ou brins de paille qu'elles glanent dans les champs.

 

Généralement, elles ont deux nichées de 5 oeufs environ par saison, qu'elles couvent pendant deux semaines. La vitesse de leur vol pouvant atteindre jusqu'à 80 km à l'heure, elles n'ont aucune difficulté à attrapper dans leur bec, en plein vol, les insectes dont elles sont friandes.

Vers la fin du mois de septembre, elles se regroupent sur les fils électriques, avant de migrer vers l'Afrique.

 

Symbole de fécondité parce qu'elle a deux nichées par saison, l'hirondelle fut surtout un symbole de clairvoyance.

En effet, les Grecs la nommaient " khelidôn", d'où dérive la chélidoine ou l'herbe de l'hirondelle et, selon Pline l'Ancien, l'hirondelle rend la vue à ses petits qui naissent aveugles, en les nourrissant de tiges de chélidoine.

Par ailleurs, ce petit oiseau qui revient toujours nidifier au même endroit chaque année était synonyme de bonheur, de fidélité, de naissance.

Ainsi, pour nos ancêtres, tuer une hirondelle portait malheur ou pouvait rendre aveugle.

Le hibou


Le hibou

Le hibou grand duc et le hibou moyen duc sont présents dans toute l'Europe et en Asie, en Russie notamment, ainsi qu'en Afrique.

Ce sont donc des oiseaux familiers pour les peuples de ces trois continents. Toutefois, le hibou grand duc est le plus impressionnant, sa taille pouvant atteindre 1,70 mètre. Il est trés difficile de le voir le jour, car il se terre au sommet des arbres ou dans les anfractuosités des rochers, tandis qu'à la nuit tombée on entend souvent son célèbre hululement, qu'il pousse d'une manière obsédante à la période des amours, au mois de février ou de mars.

 

La femelle pond 3 ou 4 oeufs dans un nid confectionné sous un arbre ou dans le creux d'un arbre.

C'est un chasseur redoutable qui fond sur ses proies dans la nuit, se nourrissant surtout de petits rongeurs et d'autres oiseaux qu'il attaque parfois dans leur nid. Il reffole des lièvres, perdrix et faisans. Son plumage fauve et ses yeux ronds, orange, qui brillent dans la nuit, sont eux aussi très impressionnants.

 

Vivant la nuit et se dissimulant le jour, le hibou fut assimilé à l'obscurité, la nuit, la tristesse, la solitude et la mort.

En Chine, en revanche, il est considéré comme un oiseau sacré, terrifiant, figure de la foudre, emblème des forgerons, consacré aux solstices d'hiver et d'été, à la renaissance et au triomphe de la lumière.

Le héron


Le héron

Il en existe quatre espèces principales: le héron bihoreau, présent dans lemonde entier, le héron crabier, que l'on trouve surtout dans le sud de l'Europe et en Afrique du Nord, le héron cendré, qui vit dans presque toute l'Europe, et le héron pourpré, dont la population couvre le sud-est de l'Europe, mais que l'on voit aussi dans le sud-ouest de la France et au Potugal.

 

Ce sont surtout le héron cendré et pourpré que nous connaissons bien.

Un peu plus grands qu'une cigogne, ils vivent essentiellement dans les marais et prés des étangs.

La femelle pond trois ou quatre oeufs chaque année, entre les mois de mars et de mai, mais le mâle contribue à la couvaison durant environ 28 jours.

Les hérons trouvent leur nourriture parmi les poissons, les grenouilles, les reptiles, les mollusques et les insectes.

Dés les premiers jours du mois d'octobre, ils s'envolent vers l'Afrique, d'où ils ne reviennent qu'au mois de mars suivant.

 

Une légende de la mythologie grecque se rattache au héron. Il s'agit de la légende de Scylla, fille de Nisos.

Par amour pour Minos, le roi de Crète, qui convoitait le royaume de Nisos, elle trahit son père. Minos fut donc vainqueur de Nisos et s'empara de sa patrie, grâce à Scylla. Toutefois, il ne tint pas sa promesse de l'épouser et, horrifié par sa trahison envers son père, il l'enchaîna à la proue de son navire de guerre.

Les dieux de l'Olympe ayant pitié d'elle la sauvèrent de la noyade et la transformèrent en héron. Dés lors, elle put s'envoler librement vers le ciel.

Depuis, le héron symbolise à la fois la passion aveugle, la trahison et la rédemption.

Par ailleurs, en observant cet oiseau fouiller les marais de son long bec pour chercher sa nourriture, nos ancêtres en ont fait le symbole vivant de la curiosité, mais aussi de l'indiscrétion.


La grue

Depuis que les marais et les marécages ont été transformés en champs, la grue a déserté l'Europe.

Désormais elle vit en Scandinavie et en Russie. L'hiver, elle est en Afrique.

La grue est monogame et elle est célébre pour ses superbes danses nuptiales.

En mai, la femelle pond deux oeufs qu'elle couve avec le mâle durant un mois, dans un nid de joncs et de roseaux, qu'elle place le plus souvent aucoeur des marécages. La plus connue est la grue cendrée, pourvue de longues plumes. Elle se nourrit de plantes, de graines, mais aussi d'insectes et de vers.

Son cri aigu, mais un peu triste, fait penser à des sons de trompette.

 

En dehors du fait qu'elle fut souvent assimilée à l'image d'une personne manquant d'esprit ou d'intelligence, maladroite ou ne sachant pas bien se comporter ( simplement parce-que cet oiseau se tient souvent debout, immobile, sur une seule patte, ce qui lui donne un petit air ridicule), la grue fut surtout un symbole de fidélité conjugale pour nos ancêtres, qui s'étaient rendus compte qu'elle avait donc des moeurs monogames.

Sa danse, plus que son vol,retint aussi l'attention des Anciens, notamment en Chine, qui y virent une danse d'amour, bien sûr, mais aussi une dansesacrée, symbolisant la pureté, la prospérité, la puissance de vie et de régénération, et donc une figure de l'immortalité de l'âme.

 

La grive


La grive

Ce petit passereau de la même famille que le merle est couvert de petites tâches brunes sur son plumage blanc, tandis que ses ailes sont brunes.

Le chant bruyant de la grive musicienne, notamment, que l'on trouve dans toute l'Europe, ressemble à celui du merle, dont il se distingue toutefois par le fait qu'elle aime à répéter plusieurs fois différents sons.

Si l'on dit communément " saoul ou étourdi comme une grive", c'est tout simplement parce que ce petit oiseau de 20 ou 22 centimétres adore le raisin dont elle se gorge lors de la période des vendanges, juste avant de migrer vers les régions d'Europe méridionale ou d'Afrique du Nord.

Depuis des temps immémoriaux, dans toutes les campagnes d'Europe, on sait qu'entendre le chant de la grive est annonciateur de pluie.

Ainsi, ce petit oiseau familier a joué un grand rôle augural chez nos ancêtres.

On pensait même qu'il était un signe de longévité et qu'en manger pouvait rendre la vie plus longue.

Son chant timbré, si distinctif et mélodieux, a beaucoup impressionné l'imaginaire des hommes et des femmes du Moyen Age.

A ce point qu'ils crurent y reconnaitre le chant de l'oiseau du Paradis, porteur de la Bonne Nouvelle chère aux chrétiens.

Le goéland


Le goéland

Le plus connu de ces oiseaux côtiers, c'est le goéland marin, que l'on trouve présent sur les côtes de l'Atlantique, de la mer du Nord et de l'Amérique du Nord, mais aussi plus au sud, en Espagne notamment.

 

Bien sûr, pour confectionner son nid, en plus de brins d'herbes, il utilise des algues.

C'est un oiseau qui possède une assez belle envergure et se caractérise par son vol superbe, qu'il accomplit en utilisant les courants marins.

Il se nourrit surtout de poissons, mais il n'hésite pas à s'attaquer à d'autres oiseaux, voire même à leurs oeufs et poussins, parfois.

Son manteau noir, son cou blanc, et son bec jaune imposant en font unoiseau impressionnant, magnifique en vol, mais inquiétant lorsqu'on le voit dépecer une charogne ou fouiller dans les détritus qui, hélas, de nos jours, souillent les bords de mer.

 

De ce fait, son habileté à exploiter les courants marins, pourtant parfois violents, pour voler au-dessus d'une mer déchaînée par exemple, a incité les marins à croire que sa présence en haute mer était due au fait qu'il s'agissait de l'âme d'un marin suivant le navire sur lequel il avait vécu.

En effet, une légende ancestrale veut qu'un goéland figure l'âme d'un marin qui a trouvé la mort en mer.

Cette légende est si bien ancrée dans les esprits que, de nos jours encore, on considère qu'il est funeste ou sacrilège d'en tuer un.

La fauvette


La fauvette

A l'instar du faucon, il existe aussi de très nombreuses espèces de fauvettes, dont le chant mélodieux et flûté enchante les campagnes d'Europe dés le mois de mai.

Celle que nous connaissons bien, c'est la fauvette des jardins qui, comme son nom l'indique, aime à venir nicher dans les buissons des jardins, des parcs, mais aussi des cimetières ou au bord des ruisseaux, rivières ou étangs.

 

C'est un petit oiseau fort sympathique, qui se nourrit presque exclusivement d'insectes. La femelle pond 4 à 5 oeufs, qu'elle couve avec le mâle pendant deux semaines environ.

Ensuite, après nous avoir égayés de son chant ravissant au printemps et tout l'été durant, en septembre la fauvette des jardins va s'envoler vers les pays chauds.

 

La fauvette et son chant sont en relation avec les mystères de la nuit dans les fééries du Moyen Age.

La fauvette orphée, que l'on trouve plus communément dans les bois ( et qui est un des rares oiseaux dont on entend le chant à la nuit tombée), tient son nom du fait qu'elle fut associée aux mystères de ce dieu grec qui brava et vainquit la mort pour sauver Eurydice, son épouse, des enfers.

La fauvette des jardins, quant à elle, est souvent représentée, dans l'art floral et animalier de l'époque du Moyen Age, posée sur une fleur.

La fauvette ayant la particularité de percer des feuilles dans les trous desquelles elle fait passer des brindilles pour construire son nid, elle devint ainsi tout naturellement la patronne et l'emblême des couturières.

 

Le faucon


Le faucon

Il existe de nombreuses espèces de faucons: citons, entre autres, le faucon crécelle, qui tient son nom du fait qu'à la saison des amours, son chant fait penser au bruit de cet instrument dont les lépreux, au Moyen Age, étaient tenus de faire usage pour annoncer leur arrivée; le faucon èmerillon, à qui l'on a attribué ce nom à cause de son habileté à fondre sur sa proie (oiseau ou insecte) en plein vol, avec une grande précision (émerillon dérivant de l'ancien français "esmer" qui signifiait "viser, ajuster"); le faucon hobereau, dont le nom, étymologiquement, signifie "harceler l'ennemi,piller", ce que fait ce petit rapace lorsqu'il attaque un autre oiseau pour se nourrir, mais aussi pour nicher, car il est enclin à piller le nid d'autres oiseaux plutôt que de construire le sien; le faucon pèlerin, du latin "peregrinus", qui signifie "venant de l'étranger", car on le trouve en effet sur tous les continents, et il est plutôt nomade et migrateur que sédentaire.

En Egypte, le faucon était d'abord et avant tout une représentation d'Horus, qui se disait Har, en egyptien, c'est-à-dire le très haut ou le lointain. Il fut considéré comme le fils d'Isis et d'Osiris, et comme l'oeil de Rê, le dieu des dieux solaires d'Egypte. Mais il était aussi Sokaris ou Sokar, le dieu faucon, protecteur de la nécropole de Memphis, ainsi que Soped, un autre dieu faucon, associé quant à lui à Sothis, c'est-à-dire l'étoile Sirius,à partir de la situation astronomique et annuelle de laquelle les Egyptiens ont créé leur calendrier et leur zodiaque.

Comme on le voit, donc, le faucon était un principe céleste et divin important en Egypte.

 


Le faisan

C'est un oiseau originaire d'Asie, dont il existe quelques espèces différentes.

Celui qu'on trouve en Europe fut importé par les Romains. Il se distingue par sa longue queue, les plumes allongées de son corps, sa tête vert foncé et son collier blanc.

Espèce de la famille des gallinacés, le mâle est un coq et la femelle, plus petite, une poule.

Entre avril et juin, elle pond entre 8 et 16 oeufs. Le faisan se nourrit essentiellement de graines, mais il apprécie aussi de manger les insectes qu'il détruit d'ailleurs en quantité et, parfois, il ne déteste pas mettre un mulot à son menu du jour.

Si le surnom de faisan est souvent attribué à l'homme malhonnête, malsain, corrompu, c'est tout simplement par allusion au gibier qui n'est pas consommé frais mais "faisandé", comme chacun sait.

Mais son nom provient du grec " phasianos ornis", c'est-à-dire "oiseau du Phase", le Phase étant la région de Grèce où, d'aprés la légende, il fut découvert pour la première fois par les Argonautes.

Toutefois, bien sûr, c'est surtout en Asie, et particulièrement en Chine, que le faisan joue un rôle mythique important. Ainsi, sa danse et son chant nuptiaux, très spectaculaires, lui ont valu d'incarner l'éveil cosmique du yang qui se manifeste au printemps, les forces lumineuses et solaires qui annoncent l'avènement de leur suprématie.

Selon les Chinois, l'hiver venu, le faisan yang se transforme en serpent yin, et ils rythment donc l'un et l'autre les saisons de la Terre et la vie de l'univers. C'est pour faire allusion à ce principe universel que les premiers architectes des pagodes anciennes ont représenté les temples shintoistes, puis bouddhistes, avec des toits en forme d'ailes de faisan...

L'étourneau

L'étourneau

Il fait partie de la grande famille des passereaux et on lui adjoint le diminutif de sansonnet, car c'est un des premiers oiseaux que l'on entend chanter à tue-tête, le bec largement ouvert, juste à l'orée du printemps, fin février-début mars, période durant laquelle il revient spontanément sur son lieu de reproduction.


Il aime à nicher dans les creux des troncs d'arbres, et même dans les anfractuosités des murs.

Là, le mâle et la femelle se relaient pendant un mois environ pour confectionner un nid de brindilles et s'occuper de leur couvée.

On dit d'un homme étourdi qu'il est un étourneau, peut-être parce que ce petit oiseau au vol rapide et saccadé donne l'impression de ne pas savoir où il va, ce qui, bien sûr, n'est pas le cas.

Mais c'est surtout son goût immodéré pour le chant et ses dons d'imitateur, parfois, qui lui ont donné une réputation de messager ou de magicien.

On pensait en effet qu'il était capable de prononcer des formules magiques.

L'épervier


L'épervier

Il a beaucoup de points communs avec l'autour, qui présente toutefois une plus grande envergure que lui, et qui est plutôt sédentaire, tandis que l'épervier est souvent migrateur.

Mais en dehors du fait qu'il aime à se nourrir de petits passereaux sur lesquels il a l'art de fondre par surprise, c'est un oiseau pourvu d'un grand esprit de famille.

En effet, non seulement la femelle couve, pendant 30 à 35 jours d'affilée, les 4 ou 5 oeufs qu'elle pond chaque année, mais après l'éclosion elle demeure en permanence prés des oisillons pour les réchauffer, tandis que le mâle chasse et rapporte de quoi nourrir toute la famille.

Ces mère et père de famille exemplaires ont impressionné nos ancêtres, qui ont vu dans ce couple d'oiseaux une représentation symbolique de la suprématie de la femme sur l'homme ou du matriarcat, la femelle de l'épervier étant une très bonne mère, donc, mais aussi plus habile que le mâle à voler et à chasser. Elle est effectivement plus grosse et plus puissante que lui.

Pourtant, malgré son sens inné de la famille, l'épervier ne nous a jamais paru très sympathique, du fait que ses proies sont de petits oiseaux innocents et sans défense à nos yeux.

Ainsi,il fut considéré tantôt comme annonciateur d'un présage bénéfique, d'un gain, d'une union, tantôt comme une incarnation du Diable, capable d'envoûter ses interlocuteurs pour mieux les dévorer...

L'effraie


L'effraie

L'effraie est une chouette. Si l'on nomme ainsi cette espèce d'oiseau rapace nocturne, c'est sans doute parce-qu'elle a suscité bien des frayeurs, mais aussi et surtout parce qu'on la confondait avec l'orfraie, dont le nom n'a pourtant rien à voir avec " frayeur" mais qui, étymologiquement, signifie "briser les os" car ce dernier brise les os desanimaux qu'il mange.

L'effraie aime à se réfugier dans les clochers, les granges, les greniers, les ruines.

C'est la raison pour laquelle on la représente souvent solitaire et c'est pourquoi, elle disparait peu à peu, les greniers à grains et les clochers se raréfiant.

La femelle pond entre 4 et 6 oeufs deux fois par an, à même le sol.

Associée à la nuit, la chouette effraie le fut aussi à la Lune, bien sûr.

Ainsi, chez les Aztéques comme chez les ancêtres de la civilisation inca, elle symbolisait la Maison de la Nuit, tandis que l'aigle, à l'opposé, figurait la Maison du Jour.

Lorsqu'on représente une chouette comme symbole de divination ou de clairvoyance, on distingue la chouette effraie de la chouette hulotte en cela que la première veille sur les vestiges du passé, et donc sur la connaissance et le savoir ancestraux qu'elle est susceptible de transmettre à qui de droit, tandis que la seconde joue le rôle de gardienne de la nuit, protégeant l'homme contre les démons, ou allant même jusqu'à l'avertir s'ils se manifestent ou essaient de le mettre en danger.

La dinde


La dinde

A force de la nommer poule des Indes, puis poule d'Inde, elle a fini par être appelée dinde, tout simplement.

C'est evidemment la femelle du dindon, oiseau gallinacé de la même espèce que le coq et la poule, donc, originaire non pas des Indes, mais d'Amérique du Nord.

La dinde est très prolifique, puisqu'elle pond jusqu'à 5 ou 6 oeufs de suite, et que sa couvée peut atteindre jusqu'à 25 oeufs.

Pourvue d'un caractère farouche, elle défend ses petits avec fougue et hargne.

Son plumage est cuivré, mais avec plein de reflets métalliques, verdâtres et roussâtres.

Elle fut un symbole de fécondité pour les Indiens d'Amérique du Nord, tandis que le dindon était un symbole de virilité.

Ces croyances ont subsisté en Europe aprés que son espèce y fut introduite au XVIe siècle.

Toutefois, son mauvais caractère, son attitude défensive et agressive lui ont valu très vite une mauvaise réputation, d'autant qu'il y a quelque chose d'imposant et de présomptueux dans son allure qui ne la rend pas très sympathique. De ce fait, une femme orgueilleuse et manquant d'intelligence fut familièrement désignée comme une dinde.

Enfin, "être le dindon de la farce", c'est-à-dire être dupé, est une expression populaire qui est née du succés de la pièce de Georges Feydeau, "Le dindon", qui fut créé en 1896,,,

Le cygne


Le cygne

Selon son origine, sans doute indo-européenne, "cygne" signifie " le blanc". Et en effet, ce grand oiseau de la même famille que l'oie se caractérise par son superbe plumage blanc. Pourtant, il en existe aussi des noirs, en Australie notamment.

Mais c'est le blanc au long cou flexible, au bec orange pourvu d'un tubercule noir, arquant parfois ses ailes de manière agressive en poussant un cri perçant ou un chant parfois fort et aigu, d'autres fois faible et grave, qui reste le plus commun de par le monde.

Symbole de pureté et de perfection, à l'image du blanc immaculé de son plumage, en Occident il fut l'inspiration des poètes, philosophes et psychanalystes. C'est dire si cet oiseau est chargé de sens dans l'esprit des hommes, s'il frappe et stimule leur imagination.

Toutefois, là encore, il semble bien que ce soient les peuples d'Asie qui lui aient attribué les plus beaux symboles: prudence, beauté, pureté, bien sûr.

C'est encore sa beauté qui lui valut d'être l'un des attributs d'Apollon ou d'être choisi par Zeus lui-même, qui prit l'apparence d'un cygne pour séduire Léda.

Enfin, signalons que son cri fut à la fois perçu comme un chant d'amour ou de mort, et que "La mort du cygne" (chorégraphie pathétique composée sur l'andante du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saens et interprétée pour la première fois par la danseuse étoile russe Anna Pavlova à Saint-Pétersbours en 1907) demeure l'une des plus belles créations de ballet du XXéme siècle qui soit.

A suivre .....

Trouvé sur: http://vanille63.centerblog.net