Gênant mais sans gravité, le bouton de fièvre relève le plus souvent de l’automédication. Les médecines douces accélèrent sa guérison et diminuent les risques d'attraper un nouveau bouton de fièvre.

 

 BOUTON DE FIÈVRE OU HERPÈS LABIAL ?

 

On ne devrait plus parler de “bouton de fièvre”, car cela laisse à penser qu’il survient seulement lorsqu’on est fatigué. Et du coup on ne s’en méfie pas, déplore le Dr Jean-Marc Bohbot, infectiologue et directeur médical de l’Institut Alfred-Fournier à Paris. Il s’agit en fait d’herpès labial lié à un virus très contagieux (HSV1), souvent transmis dès l’enfance dans les cours de récréation. »

Résultat : 65 % d’entre nous sommes porteurs du virus. Il peut rester latent sans se manifester ou déclencher une éruption autour de la bouche et du nez dans de nombreuses circonstances : fatigue, stress, fièvre, règles, mais aussi froid, soleil.

 

 

 

 BOUTON DE FIÈVRE: AGISSEZ LE PLUS VITE POSSIBLE

 

Si on ne peut pas éliminer le virus, il est possible de limiter la gêne provoquée par le bouton de fièvre en appliquant des soins locaux (en gels ou en patchs). Ils sont d’autant plus efficaces qu’ils sont appliqués tôt, c’est-à-dire dès les premiers symptômes (picotements...).Ils soulagent rapidement et forment sur la lésion un film isolant qui réduit les risques de contamination (Filmogel® Urgo Bouton de fièvre,Activpatch®,Herp- Apaisyl®, Labiarom®).

Un antiviral efficace contre l’herpès

Des médicaments efficaces dérivés de l’aciclovir s’opposent à la multiplication du virus. Ils existent sous forme de crème (Cuterpes® 1 % en automédication) ou de comprimés (sur prescription) pour diminuer les récidives. Mais vous pouvez aussi vous soigner par les médecines douces (plantes, homéopathie...), qui ont fait leurs preuves.

 

 BOUTON DE FIÈVRE: LIMITEZ LA POUSSÉE AVEC L'HOMÉOPATHIE

Comme le virus se "réveille" parfois, on essaie de modifier le terrain des personnes vulnérables. L’homéopathie (comme l’acupuncture) est un traitement de fond, explique le Dr Bohbot. Elle peut agir sur le stress ou la fatigue, qui déclenchent les poussées. » Pour diminuer la gêne et limiter le risque de récidives, le Dr Jean-Louis Masson, auteur deL’Homéopathie de A à Z, propose:
Vaccinotoxinum 9 CH : 1 dose dès l’apparition des premiers symptômes.
Rhus toxicodendron 15 CH : 5 granules à prendre toutes les deux heures.
Staphysagria 9 CH : 5 granules, quatre fois par jour, si les poussées se répètent à la suite d’une contrariété.

Après une poussée d'herpès, le virus reste comme endormi dans le ganglion nerveux central. Comment faire pour éviter de le réveiller cet été ?

 

 BOUTON DE FIÈVRE: LES PLANTES QUI CICATRISENT

 

La crème à la mélisse réduit les symptômes et accélère la cicatrisation. Selon des études, les applications diminueraient de moitié la durée des poussées.

Crèmes, lotions et baumes à base d’écorce d’hamamélis, ou de sauge officinale et de rhubarbe des jardins ont également un effet cicatrisant. Quelle que soit la crème choisie, il est impératif de l’appliquer dès les premiers picotements, avant l’apparition des lésions (vésicules).

L’huile essentielle d’arbre à thé, (tea-tree, une plante d’origine australienne) a une double action anti-infectieuse et cicatrisante: 1 ou 2 gouttes, à appliquer pure, sans masser, sur la zone qui picote. Idem pour l’huile essentielle de lavande, qui favorise la guérison.

 

BOUTON DE FIÈVRE: 3 GESTES À ÉVITER

N'appliquez jamais de pommade à base de cortisone, qui aggrave l’herpès.
Ne décapez pas les lésions avec de la Bétadine® ou des antiseptiques, ce qui peut abîmer la peau et réactiver le virus.


Abstenez-vous des rapports bucco-génitaux qui risquent de contaminer votre partenaire.

Auteur : Catherine Cordonnier

1. HERPÈS: QUAND LE VIRUS S'ENDORT

A la fin d'un épisode d'herpès, le virus migre en suivant le nerf de la région concernée jusqu'au ganglion nerveux central situé au niveau du cou pour l'herpès labial et au bas du dos pour l'herpès génital. Il reste comme endormi à cet endroit, sans aucune manifestation (on dit qu'il est en latence).

Suite à des facteurs favorisants, le virus peut se réveiller, faire un retour dans la zone de la muqueuse ou de la peau où a eu lieu la primo-infection et redonner des manifestations cliniques : on parle de poussée herpétique à "récurrence herpétique" en langage médical.
Le rythme et l'intensité des récurrences sont variables d'une personne à l'autre et même d'une période à l'autre chez la même personne. Au cours de l'herpès génital, les manifestations peuvent être totalement absentes pendant une récurrence.

 

2. HERPÈS: QU'EST-CE QUI FAVORISE LES RÉCIDIVES ?

 

Les circonstances de survenue de l'herpès qu'il soit oro-labial ou génital, sont généralement bien connues des personnes qui souffrent régulièrement de poussées d'herpès :

une exposition au soleil car le rayonnement UV très intense favorise l'herpès

- une infection avec fièvre comme la grippe

 

 

3. HERPÈS: PEUT-ON ÉVITER LES RÉCIDIVES ?

 

Une fois dans l'organisme, il est difficile, voire impossible de se débarrasser du virus de l'herpès. En effet, lorsque le virus sommeille dans le ganglion nerveux, les médicaments ne peuvent pas l'atteindre. Des antiviraux existent mais ils ne sont efficaces que lors de la multiplication du virus et donc uniquement lors des poussées d'herpès.

D'autres médicaments (les antiseptiques, les asséchants, les antibiotiques) en utilisation locale, peuvent aider à réduire les symptômes et la surinfection des lésions par d'autres microbes

En cas de poussée d'herpès simple vous pouvez utiliser :
- dès les premiers signes, les crèmes antivirales en vente libre en pharmacie. Elles peuvent raccourcir l'évolution de l'herpès si elles sont appliquées très tôt. 
- des antiseptiques pour désinfecter les ou la zone des bouquets de vésicules. Il faut les appliquer doucement avec des compresses stériles.

Le traitement rapide de l'herpès labial ralentira la poussée d'herpès et réduira ainsi les risques de contamination.

 

 

 

 

 

- un stress physique ou émotionnel

- une fatigue générale, un décalage horaire

les règles, les relations sexuelles

- la prise d'alcool

- un traumatisme local comme des soins dentaires.

 

 

 

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Auteur : Topsante.com